HessyTaft : "Quand je vois cette photo, je ressens de la revanche et de la satisfaction". 7:17. Thomas Sotto 08h47, le 07 juillet 2014, modifiĂ© Ă  08h48, le 07 juillet 2014. Les Nazis avaient EnveloppĂ©edans tes bras Je me sens dans la mousse. Si douce ta peau sur moi Qui n'arrĂȘte de me tenter. Me transporte si lentement A l'endroit indiquĂ©. Mes yeux sont fermĂ©s. Pourtant je vois exactement OĂș m'enmĂšne ta voix. Ta bouche si sucrĂ©e, me sĂ©duit Me transporte au point intĂ©rdit Soudain je me sens pleine Ma satisfaction finalment arrive. Posted by Papillon Jevois mon bonheur dans tes yeux et mon avenir Ă  tes cĂŽtĂ©s tu m'as rendu mon sourire, tu es tout simplement ma fiertĂ© ton coeur m'a annoncĂ© qu'il m'aime, alors le mien lui a ouvert la porte JĂ©coute attentivement la secrĂ©taire et la relance de petites questions prĂ©cises, les yeux flamboyants d'une joie que je cache tout de mĂȘme, en me tournant Ă  demi. J'attends de raccrocher pour me centrer sur Jo. Ce regard qu'elle pose sur moi est vivifiant, si je suis devenu un homme Ă  la vie de patachon, dans ses yeux je suis toujours une sorte de super-hĂ©ros. le16/112006, j'ai des examens pour correction de myopie par a dĂ©celĂ© 1 dĂ©but de cataracte.sur les 2 yeux ou 1 seul il ne ma rien dit.il m'a dit que je dois oublier le laser et penser a 1 operation pour changer le cristalin.l'argument est que le laser fait baisser la vue de prĂ©s (ça je le sais).j'ai fait tout les examens en enlevant les lentilles 15 minutes avant.je Providedto YouTube by Elektra FranceDans tes yeux · KazaHEARTBREAK LIFE℗ 2020 Elektra France / Warner Music FranceMasterer: Alex GopherMixer, Recorder: Haro mSErDH. [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigsNimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Sam 9 Mar - 1933 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSTu te regardes dans le miroir de ta chambre, nue. Quel corps minuscule, tu possĂšdes lĂ . Ta peau blanche et parfaite, dissimule les cicatrices de ton passĂ©. PoupĂ©e fabriquĂ©e par des mĂ©decins compĂ©tents, on ne devine rien de ce que ce corps a pu subir. Mais toi tu sais, toi tu sais ce qu’elle renferme cette poupĂ©e. Tu n’es qu’un monstre Ă  la cape nacrĂ©e. Sale monstre qui se complet dans le mensonge ; ta douceur apparente fait une si belle carapace Ă  l’horreur qui t’habite. Mais de quelle cruautĂ© mensongĂšre, peut ĂȘtre coupable la nature. Tu souris, si seulement l’apparence reflĂ©tait l’ñme, le monde ne serait peuplĂ© que de crĂ©atures abyssales. La voilĂ , la rĂ©alitĂ©. Le monde est monstrueux, et il lui faut des ĂȘtres tout aussi monstrueux que lui. DĂ©tachant ton regard de cette trompeuse silhouette, tu attrapes une cigarette et la plante entre tes lĂšvres. La flamme embrase le tabac et la fumĂ©e s’empare de l’espace. Elle caresse les murs gris et blanc, frĂŽle le parquet vieilli, galope entre les poutres visibles du plafond. Les photos placardĂ©es sur les murs, dĂ©voilent les enquĂȘtes en cours, qu’une photographe est censĂ©e faire. Mais toi, toi tu n’es pas photographe. Toi, tu es le rejeton de l’humanitĂ©, celle qu’on est venu chercher dans les profondeurs. Ils t’ont rĂ©veillĂ©, ils t’ont Ă©veillĂ©, pour un sinistre destin. Cette humanitĂ© en perdition, tu portes sa souffrance jusqu’au cieux, tu Ă©lĂšves sa douleur, tu la rĂ©vĂšles. HumanitĂ© aveuglĂ©e par l’espoir, elle cache nĂ©anmoins bien son jeu. Pauvre d’eux. Pauvre Ă  tous ceux qui nourrissent l’espoir. Tu te penches sur le rebord de la fenĂȘtre, elle perce le jour et expose les vivants en contrebas. Ils s’agitent, ils rient, ils courent, ils parlent, ils errent. Savent-ils au moins pourquoi ? Mais tu n’as que faire de leur sort, insectes au bord du prĂ©cipice. Tu sens une vague malsaine s’approcher, prĂȘte Ă  dĂ©ferler sa misĂ©ricorde. Il ne restera bientĂŽt plus rien d’eux, plus rien de toi. Tu soupires, tu t’égares dans les mĂ©andres de ton Ăąme dĂ©chirĂ©e. Le seul ĂȘtre pour l’instant, dont le sort t’importe, c’est lui. Tes froides prunelles se portent sur les photos posĂ©es sur ton lit, un grand brun au regard aussi lointain que les dĂ©mons qu’il renferme. Quittant la fenĂȘtre, tu rejoins la couette duveteuse et t’empares de l’une d’entre elles. MystĂ©rieux bonhomme qui cache bien des secrets. Tu le sais, tu en es certaine, il te mĂšnera Ă  quelque chose. Il le faut. Tu n’as encore rien trouvĂ©, sur qui que ce soit, qui pourrait intĂ©resser Liev. Rien sur ce qui se passe dans cette triste ville aux allures Ă©tranges. Tu sens l’atmosphĂšre lourde et les bas-fonds qui grondent. Quelque chose se passe, tu dois savoir quoi. Lui, lui il le sait. Oui, lui il le sait. Il est ta seule piste. Il est liĂ© aux Mad Foxes, tu en es certaine. Il te faut savoir comment. Il te faut l’approcher, il faut que tu saches. Tes dents se serrent, autant que tes doigts autour du papier, se repliant sur lui-mĂȘme. Il faut que tu rĂ©ussisses. Tu dois faire ce qui doit ĂȘtre fait. Tu dois faire, ce pourquoi tu as Ă©tĂ© ramenĂ© de l’ombre. Tu dois faire, ce pourquoi tu as Ă©tĂ© fabriquĂ©. Car fabriquĂ©e tu es, ne l’oublies pas Nim. Rageusement, tu rassembles les documents et photos sur le lit, tu les dĂ©poses dans un rĂ©cipient mĂ©tallique et embrase le tout de ta cigarette encore fumante. Rien ne sert de laisser des traces, lorsque l’on a tout dans la tĂȘte. Tu as lu, sur cette personne, ce qu’il Ă©tait nĂ©cessaire d’avoir comme informations. Et c’est lui-mĂȘme qui t’a ouvert les portes de sa vie. A votre premiĂšre rencontre, dans un bar, oubliĂ© dans le brouillard de l’alcool, il s’est laissĂ© emporter par la lĂ©gĂšretĂ© et t’a donnĂ© sa carte de visite. Jean Raulne. Jean. Triste Jean. Tu en intĂ©resses plus d’un, toi, homme de l’ombre. Que possĂšdes-tu de si important, pour que les forces de l’ordre te convoitent ? Tes yeux fixent les flammes manger le papier. Les coĂŻncidences n’existent pas Mad Foxes recherchĂ©s, l’agacement des flics, et lui au milieu. BientĂŽt, tout devient poussiĂšre et tu dĂ©verses les restes par la fenĂȘtre, le vent faisant le reste. AlliĂ© silencieux qui te poursuit. Tu te laisses emporter par ton instabilitĂ©, respires. Tu ne dois plus penser, tu dois avancer, tu dois agir. La lumiĂšre s’affaiblit, la nuit arrive et assombrit la ville, comme les cƓurs. Rapidement, tu enfiles une tenue aussi terne que la vie. Un dernier regard au miroir. Sale menteuse. PiĂštre marionnette qui se laisse guider par ses filets. Quand admettras-tu la vĂ©ritĂ© ? Quand rĂ©aliseras-tu ? Avant de t’enfoncer plus loin dans l’incomprĂ©hension de ton ĂȘtre, tu t’échappes par la porte d’entrĂ©e et t’évanouie dans les rues de la ville. Ramassis d’ordures, ça empeste la dĂ©faite et la fatalitĂ©. Tu ne vois comme fin Ă  cette histoire, qu’une mare rougeoyante. Du moins, tu en rĂȘves. Mourir baigner dans les erreurs des hommes, voilĂ  votre destinĂ©e. VoilĂ , votre rĂ©compense Ă  tant de caprices. Nature vengeresse, corrompt les hommes et les pousse au gouffre. Vous tomberez tous. Oui, vous tomberez tous. Tu souris. Tu tombes bar Ă©claire la rue de son appel Ă  la dĂ©pravation et Ă  l’oubli. Tu t’arrĂȘtes, dans l’ombre, guettant sa prĂ©sence Ă  lui. Ô Jean, viendras-tu ? Tu finis par entrer, te dirigeant vers le bar, tu dĂ©croches un grand sourire au barman Bonsoir, Clint. » Tu t’installes sur un tabouret en face de lui et dĂ©poses tes affaires sur un autre Bonsoir Nim, on est jeudi, je me demandais quand tu finirais par arriver ? » Un sourire en coin gĂȘnĂ©e, tu rĂ©ponds d’un hochement de tĂȘte Tu sais que je ne manquerais pour rien au monde, un jeudi soir Ă  tes cĂŽtĂ©s. » Il rit, heureux de te voir. Gentille fille, tu te moques de lui avec le sourire accrochĂ© Ă  tes lĂšvres buveuses de sang. Mais comment dĂ©celer le vrai du faux, dans un monde aussi falsifiĂ© ? Il pose devant toi, un verre de vin rouge, et sur toi, un regard bienveillant. Tu le remercies de tes prunelles que tu teintes de douceur. T’apprĂȘtant Ă  ouvrir un livre, tu le vois, lui, non loin. A en juger son attitude, il semble dĂ©jĂ  bien enveloppĂ© par la brume. T’emparant du verre, tu t’abreuves de l’amertume, fixant les bouteilles derriĂšre Clint, qui t’apporte tartines et beurre, comme Ă  son habitude. Merci beaucoup. » Un souffle empreint de reconnaissance. Mais dĂ©jĂ , tu sens une crĂ©ature s’approcher, indĂ©sirable crĂ©ature. Tu te retournes, voir qui est celui qui, ce soir, tentera sa chance pour trouver rĂ©confort. Un grand balafrĂ© dont le combat, ne semble point effrayer. EmbuĂ© par l’alcool, sa prĂ©sence t’agace Elle a besoin d’aide pour tartiner la d’moiselle ? » Son haleine renvoi l’horreur d’un manque d’hygiĂšne nausĂ©abond Non merci. » Ferme, rien ne t’empĂȘche d’ĂȘtre froide dans cette situation. Mais tu sais que cela ne servira Ă  rien, car dans ses yeux brĂ»lent dĂ©jĂ , le dĂ©sir de t’emmerder. Il te faut alors faire preuve d’ingĂ©niositĂ© et de patience. Tu retournes Ă  ton pain grillĂ© et prend le couteau entre tes doigts fins, mais il s’accoude sur le bar, te surplombant. Son ombre te dissimule, et c’est dans tes yeux maintenant, que brĂ»lent la rage. Calmes tes ardeurs dĂ©mones, ce n’est qu’une ombre en dĂ©tresse On sait tous les deux, c'que veut dire non dans la bouche d'un femme ... » susurre-t-il Ă  ton oreille. Tes ongles grattent nerveusement les gravures mĂ©talliques du manche. Tu ne l’écoutes pas, tu imagines seulement avec quelle tendresse, ce couteau pourrait merveilleusement s’enfoncer dans son estomac. Tu en ferais sortir toutes les atrocitĂ©s et libĂ©rais cet ĂȘtre de la dĂ©chĂ©ance. Tu le viderais comme un porc rĂ©clamant qu’on l’achĂšve. Tu dĂ©verserais son sang et te baignerais dans cet ocĂ©an rouge, libĂ©rĂ©e. Respires, Nim. Tremblante de nerf, tu reposes l’arme blanche. Aucune Ă©claboussure. C’est ce qu’à demander Liev, aucune Ă©claboussure. Gentille fille obĂ©issante. PaupiĂšres closes, tu gonfles tes poumons d’air, envolant les morbides pensĂ©es. Ce crevard pourrait finalement t’ĂȘtre utile, qui sait ? Un moyen d’atteindre, ton Jean ? Tu sens une main baladeuse sur ton Ă©paule, descendant dans ton dos. Alors voilĂ , on y est. Mise en scĂšne, comĂ©dienne de l’enfer, Ă  toi de jouer. Tu attends que Clint s’efface dans la cave, tout doit aller trĂšs vite. Faisant pivoter l’assise, tu te confrontes Ă  l’homme irrĂ©flĂ©chi, brutalement tu lui frappes les couilles. Surpris, il se tord de douleur et pousse un rĂąle Regardes-toi, minable que tu es, qui voudrais de toi ? » tu siffles entre tes dents, serpent. Mais tout ce que tu attends, c’est qu’il riposte. Un tel homme, ne laissera pas sa fiertĂ© bafouĂ©e par une femme. La fiertĂ©, c’est tout ce qu’il lui reste. Tu te dĂ©cales, te positionnes, prĂȘtes Ă  t’effondrer, le coup part et vient s’abattre sur ton visage. Dans un cri, tu t’envoles et bouscules ton cher si convoitĂ©, sonnĂ©e tu te laisses glisser sur le sol Salope. » Il t’attrape par les cheveux, la foule est perplexe, mais les hommes se figent face Ă  la peur. Que leur demander de plus ? Que de rester bien sage, Ă  attendre que la tempĂȘte s’éloigne. En une fraction de secondes, il te balance par la porte de derriĂšre, et tu t’écrases dans la petite rue sombre et dĂ©serte. Faiblement Ă©clairĂ©e par un lampadaire fatiguĂ©, tu distingues l’imposante silhouette. Pauvre fou. Sereinement, tu te redresses, sourire carnassier Comment t’as devinĂ© ? La violence, j’adore ça. » Tu l’attends, viens Ă  moi, ĂŽ Ăąme perdue. Je t’emmĂšnerais rejoindre mes dĂ©mons. Un nouveau coup et c’est ton sang qui teinte le parvis. Tu t’adosses au mur, tu as mal, mais tu la connais ta douleur, par coeur. Tu la supportes, comme tu l’as toujours supportĂ©. Tu l’aimes, ta douleur A l’aide ! » Ton appel dĂ©sespĂ©rĂ© perce la nuit noire. A qui voudra l’entendre, tu espĂšres que ça sera, lui. Jean. Il a plutĂŽt intĂ©rĂȘt Ă  se dĂ©pĂȘcher, sinon c’est Clint qui va dĂ©barquer, et alors tout ce sang sera gĂąchĂ©. Tu regardes l’homme s’approcher, si seulement, si seulement tu pouvais juste, Ă©clabousser un peu. Juste un peu. Mais pourvu qu’il vienne, sinon tu te seras trompĂ©e. Pourvu qu’il vienne et confirme tes intuitions. Un nouveau coup, et c’est par ta nuque qu’il te tient maintenant. C’est qui le minable maintenant ? » Il est fier de lui, mais dans ses prunelles, tu ne vois que le vide de son Ăąme. OĂč est-ce seulement le reflet de la tienne ? c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights.DerniĂšre Ă©dition par NimhoĂ« Matveyev le Lun 22 Avr - 047, Ă©ditĂ© 1 fois Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Dim 10 Mar - 1431 [HJ finalement j’ai fait remonter ça au dĂ©part de sa femme et de ses filles si ça te va!DĂ©cembre dernier dans la chrono ]Le message de Jenna, je le repasse en boucle dans ma tĂȘte. Au revoir, Ă  jamais. A jamais. Ca traversait toutes mes pensĂ©es comme un coup de tonnerre qui faisait trembler ma conscience, qui faisait chanceler toutes mes rĂ©solutions. Elle se barrait. Elle emportait nos filles. Mes filles, mes toutes petites. Elle me prenait tout. Je me fichais de la maison, si elles n’y vivaient pas avec moi. Je me fichais de tout ce fric, ma solde pendant la guerre, ma pension, et mon salaire de cadre. Qu’est ce qui avait vraiment du sens, si elle me prenait tout ce Ă  quoi je tenais ? C’était sans doute ma faute. Tout Ă©tait ma faute. Depuis la guerre, rien n’allait vraiment. C’était moi, le problĂšme, j’en avais bien conscience
 Toute la journĂ©e, j’avais regardĂ© ma montre. Transpirant, le coeur qui bat le rythme erratique de tirs de suppression, marquant la mesure d’un barrage d’artillerie dans le lointain. Je me rappelais Ă  partir de quel moment tout avait commencĂ© Ă  partir en couille dans ma vie. Peut ĂȘtre la premiĂšre fois que j’avais eu une arme en main. Peut ĂȘtre la premiĂšre fois que j’avais pointĂ© mon flingue sur le visage d’un de ces gosses, au Niger, en recevant l’ordre 66. Toutes les horreurs que j’avais faites, tous ces drames que j’avais commis
 Mais non. Ce n’était mĂȘme pas tout ça. Si je devais vraiment trouver un point de dĂ©part Ă  toute cette tempĂȘte de merde, je devais ĂȘtre honnĂȘte avec moi-mĂȘme. C’était arrivĂ© six ans plus tĂŽt. Quand j’étais en hĂ©licoptĂšre au-dessus des sommets enneigĂ©s du Nord de la NorvĂšge. Pile au moment oĂč l’horizon s’était enflammĂ© dans un grand halo de lumiĂšre, et que ce quelque chose que les gens appelaient Ăąme s’était retrouvĂ© dĂ©chirĂ© en moi. Les hommes de la compagnie Ă©taient devenus fous. Certains s’étaient jetĂ©s de leur hĂ©lico. D’autres s’étaient crashĂ©s tout entier. Une partie s’était tirĂ©e dessus, ou s’était battu Ă  mort avec les coĂ©quipiers. C’était Ă  ce moment prĂ©cis oĂč j’avais dĂ©finitivement perdu le contrĂŽle. Monstrueux, je l’avais toujours Ă©tĂ©. Mais depuis ce jour, je n’étais mĂȘme plus vraiment humain. DĂ©bris honteux d’un passĂ© rĂ©volu, d’une guerre gagnĂ©e et d’un nouveau monde qui n’avait pas besoin de ces tueurs qui avaient permis son Ă©mergence. J’avais regardĂ© ma montre toute la journĂ©e. Ma main gauche avait tremblĂ©, comme elle le faisait Ă  chaque fois que le palpitant s’emballait. Les rĂ©unions s’étaient enchaĂźnĂ©es et j’avais dit que j’avais la fiĂšvre, quand on m’interrogeait sur mon Ă©tat. Je transpirais, au point d’aller me dĂ©barbouiller dans les lavabos du siĂšge de ma boĂźte. Le soir, je ne rentre mĂȘme pas chez moi. Pas le coeur d’y retrouver la maison vide. Le whisky, je me noie dedans. DĂ©mon aux couleurs tourbĂ©es, aux odeurs ennivrantes. Je ressasse le chaos qu’est devenu ma vie. Cette idĂ©e de gang. Je ne suis pas le seul Ă  ĂȘtre incapable de me rĂ©adapter. Tous mes FantĂŽmes encore en vie fuient ce qu’ils sont, le combattent. Sans espoir de se vaincre eux-mĂȘmes. Je bois pendant des heures. Perdu dans mes pensĂ©es. Perdu dans le fracas des canons et la lumiĂšre des traçantes, dans le flash stroboscopique de tirs de mitrailleuse en pleine nuit. Je n’entends plus rien autour de moi. Regard perdu dans le vague, vitreux, je n’entends plus que les hurlements, l’odeur du sang et du fycĂ©lĂšne, partout. Ce coeur qui ne s’arrĂȘte plus de battre que sous un rythme qui ne regarde que lui, sans rĂ©gularitĂ© et sans logique, alors que je revoie le visage de mes petites. Ados, dĂ©jĂ , mais si petites hier encore. Ce papa ! » qu’elles lancent lorsque je reviens, l’esprit embrumĂ© et l’ñme disparue, sur les quais de la gare. Ce bel uniforme, ces mĂ©dailles et le bĂ©ret noir des FantĂŽmes, ce sourire de Jenna, qui me fait sourire Ă  mon tour, tout seul dans ce bar, avec mon verre de whisky. Elle s’est tirĂ©e, et je suis tout seul. Je fume, dehors, j’oublie qui je suis, je ne prends garde Ă  rien. Je pisse le trop plein contre une poubelle, clope au bec. En chemise, cravate Ă  peine dĂ©nouĂ©e, veste posĂ©e sur le couvercle d’un container Ă  tri sĂ©lectif Ă  cĂŽtĂ©. Hurlement. BiĂ©lorussie, 2044. LĂ  oĂč tout est parti en couille. Mais non. Sourcils froncĂ©s. C’est rĂ©el, cette fois. Appel Ă  l’aide. A moitiĂ© aveuglĂ© par l’alcool et la pĂ©nombre, j’essaie de distinguer ce qu’il se passe, plus loin dans la ruelle. Je m’avance en titubant. Le sang bat Ă  mes tempes, et j’ai envie de vomir. Un type se retourne vers moi. Il tient un cou de femme dans ses grosses paluches. Regard vers elle. Je vois Jenna. Le coup par d’instinct. Direct en plein visage. Les jointures percutent une pommette. Le type grommelle et se relĂšve. Ivre mort, je ne sens rien, ni le froid, ni la peur, ni le danger. Rien. Lorsqu’il se jette sur moi, je suis trop lent Ă  cause de l’alcool. Je prends un coup en plein dans l’arcade. Un autre qui m’ouvre la lĂšvre supĂ©rieure et l’infĂ©rieure, entaillĂ©es par le choc contre mes dents. Je crache le sang et lui envoie mon front dans le nez, qui se brise. Coup dans l’estomac, je me plie en deux, mais j’attrape ses cheveux, tire violemment sa tĂȘte vers le bas Ă  la rencontre de mon genoux. Ses dents m’entaillent la chair sous le jean. Je saigne. Je m’en fous. Tout se termine en quelques secondes. Lame repĂ©rĂ©e par un reflet de la seule lumiĂšre de l’impasse. Poing fermĂ© pour parer ; l’acier racle les jointures et je serre les dents, avant de l’envoyer contre le mur. Et de lui claquer le visage contre la brique. Une fois. Deux fois. Trois fois. Haletant, je lui saisis les cheveux, lui coince les jambes, et lui rĂącle la joue contre la brique dĂ©chiquetĂ©e de ce vieux batiment. Il crie, mais s’arrĂȘte vite. Je le jette de cĂŽtĂ©, contre une monde tangue, autour de moi. J’ai envie de gerber, aprĂšs m’ĂȘtre activĂ© aussi vite et aussi fort, le corps imprĂ©gnĂ© d’alcool. Le sang chaud coule sur mon visage, sur mon menton et sous mon jean. Je reprends ma respiration, yeux clos. Je savoure chaque petite sensation de mon corps, des battements de ce coeur malade mais toujours vivant, au sang qui pulse sur mes Ă©gratignures. Yeux toujours fermĂ©s, je m’insĂšre une clope entre les lĂšvres. L’allume dans un clac » de mon zippo, et m’emplit les poumons. Et je me rappelle que j’ai un tĂ©moin. Je me retourne vers la jeune femme, la victime. Non, ce n’est pas Jenna. Cigarette Ă  la bouche, je m’accroupis en grognant prĂšs d’elle. DĂ©solĂ©, je t’ai pas entendue tout de suite. Ca va, tu n’as rien ? Ce fils de pute avait l’air dĂ©cidĂ© Ă  te faire morfler
 Je m’appelle Jean. On devrait se tirer avant que les flics n’arrivent. Je me tourne vers la masse sombre du type ad patres. Si c’est ton cul qu’il voulait, il est tout Ă  toi si tu veux lui laisser un petit souvenir. Mais fais vite. Promis, je fermerais les yeux. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Lun 11 Mar - 246 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSLe souffle coupĂ©, tu commences Ă  manquer d’air, et si personne ne vient, il ne te restera plus qu’à te dĂ©barrasser toi-mĂȘme de ce dĂ©chet. Mais tout vient Ă  point, Ă  qui sait attendre ; et tu as assez attendu, pour ĂȘtre maintenant, rĂ©compensĂ©e. Une ombre transperce la nuit et surgit dans la sinistre ruelle. C’est lui, Jean. Il est venu. Si tu ne portais pas le masque de l’innocence, tu dĂ©voilerais tes canines de fiertĂ©. PrĂ©visible finalement, tu n’en attendais pas moins. Mais mĂ©fies toi, bĂȘte fauve, ne commets pas l’erreur de croire tout savoir de lui. Tu dois ĂȘtre plus sage, plus rĂ©flĂ©chie. Le balafrĂ© se tourne vers lui, son emprise se resserre, ton sang empourpre ta bouche, un regard vers lui, un regard sur toi, puis un coup. Un coup qui l’emporte plus loin et qui t’emporte aussi, mais lĂąchant sa prise, tu te sens libre Ă  nouveau. SonnĂ©e, tu te laisses choir sur le pavĂ© humide, reprenant ta respiration tu fixes le ciel assombri par les nuages. Pas une Ă©toile, pas une lumiĂšre dans un monde de noirceur. Pas de guide pour les Ăąmes Ă©garĂ©es. Tu entends les coups fusĂ©s et sens la rage Ă©manĂ©e des deux hommes. Il faut que tu voies. Tu te redresses et t’adosses au mur de briques. Si tu t’attendais Ă  un tel spectacle. Tu n’espĂ©rais pas tant. C’est la danse macabre qui se meut, devant tes yeux Ă©merveillĂ©s. Tant de violence, tant de haine. Aucune pitiĂ©. Les corps entremĂȘlĂ©s peignent vermeil, ces lieux lugubres. Ton visage n’image que la peur et l’impuissance, mais Ă  l’intĂ©rieur, tu brĂ»les d’euphorie et de satisfaction. Toi, qui dĂ©sires si ardemment faire couler le sang, tu ne peux que regarder les autres le faire. Alors, Ă©crase-le. Qu’il n’en reste rien. Abreuve-moi de sa vie. Un enragĂ© embuĂ©, dont les gestes gracieux Ă©branlent ton ĂȘtre. La douleur, il est fait pour ça aussi. Extase. Tu en es certaine maintenant, tu en es certaine, il n’est pas ce qu’il prĂ©tend ĂȘtre. Il est quelqu’un d’autre. Quelqu’un de violent. Mais pourquoi refouler un don aussi Ă©vident ? Pourquoi contenir cette hargne, cette brutalitĂ©, quand on est capable de si belles choses ? Quel gĂąchis que de rĂ©primer de telles pulsions. Tu le sais maintenant, tu avais raison. Ce cher Jean, a quelque chose, quelque chose que tu veux. Et tu l’adores dĂ©jĂ  pour ça. Tandis que le fracas, du crĂąne de la piĂštre bĂȘte contre le mur, rejouit ton cƓur et rĂ©sonne dans la rue, tu passes dĂ©licatement ta langue sur ta lĂšvre supĂ©rieure ensanglantĂ©e. Tu as si soif. Si soif. Et il frappe, encore, et encore et encore. Quelle douce mĂ©lodie macabre, qui t’enchante de ses notes enivrantes. Tes prunelles suivent avec envie chacun de leur mouvement, et tu restes de marbre, admirative. Qui est-t-il ? Qu’a-t-il fait ? Tu veux savoir oĂč peuvent bien se cacher ses dĂ©mons. Il n’est pas bon de les renier. Tu dĂ©sires si ardemment les rencontrer. Pourquoi les fuir ? Ce serait dommage de les perdre. Ils peuvent nous apprendre tant. Toi, auprĂšs d’eux, tu as appris beaucoup. Pourquoi ne pas les Ă©couter ? C’est si bon, de se laisser glisser dans le creux de leur bras goĂ»t d’enfer. La valse s’achĂšve et tu recroquevilles sur ton ĂȘtre, contenant ta fascination. Il est affaibli, tangue, manque de s’effondrer. Pauvre corps imbibĂ© d’alcool qui se perd entre la raison et l’exaltation. Pauvre Ăąme Ă©garĂ©e, tu as renoncĂ© Ă  ce pour quoi tu Ă©tais destinĂ©e, c’est pourquoi tu te meurs. Mais je te guiderais dans le noir. Parce que tu en es sĂ»re, il savoure. Il savoure ce moment. Du moins, tu veux qu’il savoure, comme toi tu savoures. Il se rappelle alors ta prĂ©sence et c’est sur toi, maintenant, qu’il repose son attention. S’accroupissant prĂšs de ton corps, tu mimes un lĂ©ger mouvement de recul. Parce que, c’est ce que tu devrais ĂȘtre, effrayĂ©e, non ? EffrayĂ©e devant tant de violence. EffrayĂ©e devant l’horreur de ce qu’est capable l’homme. C’est ce que fait l’ignorance devant l’horreur, elle a peur, non ? DĂ©solĂ©, je t’ai pas entendue tout de suite. » En aurait-il oubliĂ© la raison initiale de cet Ă©change sanglant ? Aurait-il perdu la raison, noyĂ© dans le plaisir ? Un sauvetage se transformant en dĂ©fouloir. Magnifique ... Ca va, tu n’as rien ? Ce fils de pute avait l’air dĂ©cidĂ© Ă  te faire morfler
 Je m’appelle Jean. On devrait se tirer avant que les flics n’arrivent. » Tu te dĂ©crispes, Ă  ses mots. Prends ton temps pour comprendre la situation, temps que prendrait une victime. Tu fais glisser tes doigts sur ton visage, et grimaces sur ta pommette noircie par un prĂ©cĂ©dent coup ... Je crois ... Je crois que ça va ... » ApeurĂ©e, tu fixes la masse plus loin. Effectivement, cet abruti avait prĂ©vu autre chose, mais le pauvre n’aurait, jamais, obtenu satisfaction. Brave jouet, qui a si bien rempli son rĂŽle. Et les flics ? Ils allaient sĂ»rement dĂ©barquer, oui, mais pourquoi les craindre, mon tendre ? AprĂšs tout, il n’a fait que t’aider, toi, demoiselle sans dĂ©fense. Alors pourquoi un hĂ©ro fuit-il devant la justice ? Parce qu’aucun des deux, n’est tout blanc. Si c’est ton cul qu’il voulait, il est tout Ă  toi si tu veux lui laisser un petit souvenir. Mais fais vite. Promis, je fermerais les yeux. » Oh si seulement, toi aussi, tu pouvais laisser s’exprimer, l’ouragan qui hurle en toi. Il ne resterait de cette crĂ©ature, que la vague forme d’une chose autrefois humaine. Ce n’est pas l’envie qui te manque donc, mais les chaĂźnes de Liev, qui te retiennent. Et elles retiennent bien plus encore, d’inavouĂ©. Tu regardes maintenant Jean, aux charmeuses mais nĂ©anmoins, vengeresses propositions. Se rendre justice soi-mĂȘme en frappant un homme dĂ©jĂ  Ă  terre ? Tu en apprĂ©cies d’autant plus sa morale et son esprit. Tu vas terriblement bien t’entendre avec lui, dommage que tu ne puisses te montrer sous ton vrai jour ... Nan, c’est gentil, je ... » Tu regardes l’homme au loin, sers les dents et reposes tes prunelles sur ton hĂ©ro Il a dĂ©jĂ  eu ce qu’il mĂ©ritait. » Un faible et triste sourire de remerciement silencieux, toujours choquĂ©e, perdue, tu le dĂ©tailles un moment ; dessinant de ton regard, les marques sur son visage, laissĂ©es par un passĂ© Ă©reintant Merci ... Sans toi, je serais sĂ»rement 
 » Ta voix se perd dans les images inventĂ©es, de ce qui aurait pu arriver Ă  une autre, s’il n’avait pas Ă©tĂ© lĂ . ... pas sortie indemne, alors ... merci. » Faussement gĂȘnĂ©e, tu rĂ©alises enfin que tout ce sang, n’est pas uniquement celui de l’autre. Tu te redresses davantage, dans un pĂ©nible effort Toi, ça va ? » Tu te penches lĂ©gĂšrement, inquiĂštes, examinant avec une certaine distance, son visage Ça ... ça a l’air grave ... Faut que je t’emmĂšne voir un mĂ©decin. » Tu espĂšres en rĂ©alitĂ©, qu’à dĂ©faut de pouvoir voir les flics, il ne pourra pas aller dans un hĂŽpital non plus, et finira donc, dans un lieu sĂ»r chez lui ou chez toi. Tu le fixes, sentiment d’impuissance et dĂ©sir de rendre la pareille, mĂ©langĂ©s. Il est temps que tu te prĂ©sentes Moi c’est NimhoĂ« .... Mais, tu peux m’appeler Nim. »c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Lun 11 Mar - 2158 HJ normalement pour tout ça on tire des dĂ©s, sur le forum. Mais comme c'est un FB et que _a ne compte pas pour la balance de justice, tant qu'on reste cohĂ©rent...Je ne savais pas si ce que j’avais fait Ă©tait juste, ou si c’était nĂ©cessaire. Je n’était pas juge, ni flic, ni mĂȘme garant d’une forme de morale. Je m’étais battu pendant quinze ans pour une Europe et un monde tuĂ©s dans l’oeuf, pour des gens qui aujourd’hui me sortaient par les yeux. Vils et cupides, quand tant d’hommes et de femmes s’étaient fait dĂ©couper Ă  l’arme automatique pour leur assurer un certain avenir qui n’avait jamais vu le jour, un futur radieux qui s’était transformĂ© en horrible fange. Ce type-lĂ , n’était qu’un des symptĂŽmes du mal qui rongeait cette ville. La permissivitĂ© d’une sociĂ©tĂ©, qui prĂ©fĂ©rait donner des excuses aux gens plutĂŽt que de les Ă©duquer. On avait Ă©tĂ© trĂšs forts pendant des annĂ©es pour donner des leçons au monde entier Ă  grand renforts de bombes incendiaires, de missiles Ă  infrarouge ou d’obus Ă  l’uranium appauvri, mais finalement, Europolis restait elle aussi une arĂšne ou seule la Loi du plus Fort avait libre cours. La sociĂ©tĂ© avait aboli l’essentiel de son racisme, et de ses inĂ©galitĂ©s de genre. Tous ces vieux travers de l’ñme humaine avaient Ă©tĂ© balayĂ©s, mais tous nos beaux idĂ©aux s’étaient bien vite fĂąnĂ©s sur l’autel de la course au pouvoir et Ă  l’argent. Et mĂȘme si aujourd’hui les femmes Ă©taient payĂ©es autant que les hommes, ça n’empĂȘchait toujours pas les fils de pute de vouloir passer outre la volontĂ© de leurs partenaires Ă©ventuelles. A gerber. Et dĂ©gueuler, je n’en Ă©tais vraiment plus trĂšs loin. Parce que je pouvais accuser toute cette sociĂ©tĂ©, inique et amorale, le fait Ă©tait que je me sentais enfin vivant, putain de merde. Ces poings endoloris, cette main qui a parĂ© le coup de couteau en perdant de gros bouts de chair sur chaque doigt, dont les phalanges tremblaient avec la perte de sang d’une part, mais aussi les problĂšmes neuros que je me tapais depuis le CrĂ©puscule des Dieux. J’essaie de me dire que j’ai fait ça pour la jeune femme brune, qui a l’air paumĂ©e, mais en fait, j’ai fait ça parce que j’en avais envie. Et pire que ça, parce que j’en avais besoin. Je me sens aussi bien qu’aprĂšs une bonne baise, aussi serein qu’aprĂšs la fin d’une mission. Putain, je respirais. Et mĂȘme si le fond de ma gorge m’irritait Ă  cause de la bile viciĂ©e par l’alcool, j’étais en vie comme jamais. J’essaie de me concentrer sur elle. Pas sur Jenna, pas sur cette putain d’envie que j’ai d’étrangler Ă  mort l’autre enculĂ©. Elle pense que ça va. J’époussette ses vĂȘtements, essaie de voir si elle n’est pas blessĂ©e, mais je ne le fais que de la main droite, la gauche Ă©tant poisseuse de sang, et secouĂ©e de tremblements. Elle n’a l’air de rien avoir. Ouais, c’est bon, t’es indemne. Je manque de glisser et de tomber tout seul. Merde, je perds du sang, et j’ai pris des coups dans la gueule. Avec l’alcool, j’ai l’impression que ma poitrine va imploser et qu’un connard joue du gong entre mes deux oreilles. Oh, putain. Je mordais dans ma tige pour l’empĂȘcher de tomber d’entre mes lĂšvres, et me rattrapais Ă  son Ă©paule Ă  elle. Je me redresse en mĂȘme temps qu’elle. Loin au dessus de nos tĂȘtes, les Ă©toiles dansent le mia et je me plie en deux, main endommagĂ©e contre mon ventre, quand je me mets finalement Ă  dĂ©gueuler. Une fois. Deux fois. Trois fois. Je crache plusieurs fois, cette salive compacte qui suit le dĂ©gueulis. Et je recommence. Encore. Une fois. Deux fois. J’ai la tĂȘte qui va exploser. Commotion ? Je m’en balance, je pourrais crever ce soir, qu’avec le dĂ©part de ma femme et de mes filles, j’en aurais rien Ă  foutre. Ok, il y avait les Foxes, mais les copains n’auraient pas besoin de moi pour exploser en plein vol. Je reprends mon souffle. Ca va mieux, mais maintenant, j’ai froid Ă  en claquer les dents. FiĂšvre, dĂ©shydratation, blessures. J’inspire, yeux fermĂ©s, en me redressant, main posĂ©e contre le container Ă  poubelles tout proche. Oh, j’ai Ă©vitĂ© mes chaussures, et je l’ai Ă©vitĂ©e elle. LĂ©gion d’honneur pour le capitaine. Je sens la sueur, plus chaude que ma peau, couler et se mĂ©langer au sang sur ma gueule d’assassin. Une clope revient mĂ©caniquement se visser entre mes lĂšvres Ă©clatĂ©es, que j’allume d’un geste d’automate. Pas de mĂ©decin non plus. Si hopital, il y aura signalement. J’aime pas beaucoup les flics. Je suis cadre pour ma boĂźte, et si mon patron apprend que je dois aller au tribunal et tout ça, mĂȘme comme tĂ©moin, je vais me faire saquer. C’est un connard psychorigide qui ne prend aucun risque avec notre rĂ©putation, tu vois le genre ? Ce n’était pas si loin de la vĂ©ritĂ©, mais c’était surtout que je ne voulais pas attirer l’attention des flics, qui feraient des recherches sur mes antĂ©cĂ©dents, mĂȘme si je n’étais que tĂ©moin. Tomber sur un dossier militaire tronquĂ© risquait trop de titiller des curiositĂ©s, mĂȘme s’il n’y avait rien Ă  trouver je ne voulais pas de petits curieux qui me renifleraient l’arriĂšre train alors que je prĂ©parais un autre casse. Longue bouffĂ©e de fumĂ©e. J’expire lentement. Oui, ça va mieux, mĂȘme si ma main gauche tremble toujours, et que ma chemise est foutue. Cheveux en pĂ©tard, cravate dĂ©nouĂ©e presque tout Ă  fait. C’est pas trĂšs grave. Par contre, je vais avoir besoin d’aide pour ma main. Si t’as de la glace pour ma tronche avant que ça n’enfle trop, et de quoi me nettoyer les phalanges, ce serait parfait. Une ombre nous couvre. Non, plusieurs. De la rue principale, des silhouettes se dĂ©coupaient dans l’éclairage des lampadaires. Je reporte mon attention sur la jeune femme. On va encore avoir des problĂšmes, Nim. Reste derriĂšre moi. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mer 13 Mar - 2000 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSA toi, monstre de cendre, qui se tapisse dans l’ombre, je demande ce qui peut animer, le cƓur partagĂ© d’un pĂąle dĂ©mon ? Que peut bien stimuler, un ĂȘtre se rĂ©jouissant de la brutalitĂ©, en faisant le bien ? Tu te questionnes, sur ce qui se passe derriĂšre ce visage ensanglantĂ©. Curieuse, d’en imaginer, les intentions. Indemne ? Tu ne l’es pas, tu te le persuades. Et lui, est-il indemne ? Qui peut bien se vanter d’une telle chance ? Ceux qui perdent un ĂȘtre cher, ceux qui laissent leur Ăąme sur les champs de bataille, ceux qui se retrouvent seuls, ceux qui n’espĂšrent plus, ou ceux qui se rassurent en espĂ©rant ? A qui le droit d’ĂȘtre indemne, quand la majoritĂ© en est victime ? A tous ces petits cƓurs faiblement palpitants, il ne faut aucune pitiĂ©. Alors non, tu n’es pas indemne, mais pour ses beaux yeux, tu te dois de l’ĂȘtre. Il pisse le sang, telles de majestueuses cascades, s’écoulant sur les plaines de granit verdoyantes. Tu imagines tes montagnes, restes d’un souvenir lointain. Mais ici, ce n’est que du pavĂ©, des ordures et de la crasse. Bien loin de ta plaine immaculĂ©e, tu es aussi sale que ces rues Oh, putain. » Il perd l’équilibre, tu tentes maladroitement de lui attraper le bras, pour le retenir, mais c’est sur ton Ă©paule, qu’il finit par trouver appui. Tu devines l’alcool dansant la farandole et le rongeant de l’intĂ©rieur Ça va ? ... On ne peut plus attendre, faut que je t’emmĂšne voir quelqu’un. » Tu l’accompagnes en te redressant avec lui. Il se plie en deux, tu tentes de ressentir ses difficultĂ©s, toi qui renies la douleur. Regarde ce gĂąchis Nim, il se noie dans ses souffrances, au lieu de les utiliser. Quel dommage. Tu pourrais lui montrer le chemin, le chemin vers la libĂ©ration, s’il daignait t’écouter. Mais il est trop tĂŽt encore, pour savoir s’il t’entendrait. Et les maux sortent de sa gueule de renard. Il Ă©vacue, mĂȘlant la liqueur nausĂ©abonde au sang compact. Tu vas le perdre, tu le maintiens tout Ă©vitant les rejets. Il tremble, il sue, tu vas le perdre. Il tremble. Il fume. Pas de mĂ©decin non plus. Si hĂŽpital, il y aura signalement. J’aime pas beaucoup les flics. Je suis cadre pour ma boĂźte, et si mon patron apprend que je dois aller au tribunal et tout ça, mĂȘme comme tĂ©moin, je vais me faire saquer. C’est un connard psychorigide qui ne prend aucun risque avec notre rĂ©putation, tu vois le genre ? » Oh, oui tu vois le genre. C’est un rire qui rĂ©sonne en toi, ĂŽ chevalier sombre, que tes paroles sont douces de mensonges. Comment y croire, aprĂšs toutes ces images qu’il vient de t’offrir en sacrifice Ah oui, je vois trĂšs bien » Doux sourire amusĂ©, presque sincĂšre. Car tu l’es, amusĂ©e. Mais, tu en es certaine, maintenant, trop de coĂŻncidences. Excuse bidon, pour travail bidon. Et jusqu’au bout, tu croiras en tes idĂ©es encore non prouvĂ©es. Il n’est pas fait pour ça, et cette hĂ©rĂ©sie, contribue Ă  sa descente vers les abysses. Pas la police, pas de mĂ©decins, pas d’hĂŽpital. Mais alors, oĂč pourriez-vous bien aller ? Dis-le-moi, Jean. Dis-le. Guides cette pauvre victime ignorante et incapable. Dis-lui, ce qu’elle doit faire. Il chancĂšle toujours, son Ă©tat s’aggravant, il va falloir arrĂȘter de jouer, sinon tu n’auras plus rien Ă  mordre. Aussi soucieuse pour lui, que pour toi, tu guettes ses mouvements. Nan, il ne va pas s’effondrer. Il lui en faut plus. Il se remet doucement, il peut encore encaisser. Il peut encore prendre. Ravissement dissimulĂ©, tu examines ton semi cadavre dĂ©chiquetĂ©, au dĂ©sir de s’enfumer ... Mais va quand mĂȘme falloir que tu voies quelqu’un, c’est ... » C’est pas trĂšs grave. Par contre, je vais avoir besoin d’aide pour ma main. Si t’as de la glace pour ma tronche avant que ça n’enfle trop, et de quoi me nettoyer les phalanges, ce serait parfait. » IntĂ©rieurement, c’est l’effusion d’une lumiĂšre Ă©clatante, qui illumine ton ĂȘtre entier. VoilĂ , tu vas pouvoir l’emmener, le guider, jusqu’à toi. Enfin, rien qu’à toi, libre de lui arracher les renseignements, qu’il voudra bien t’abandonner. Libre de t’immiscer dans sa vie, aussi loin que pourra te mener, ce chemin. Tu acquiesces, le regardant de toute ta petitesse, avec laquelle tu joues si bien Oui, bien sĂ»r ! J’ai ... J’ai sĂ»rement ce qu’il faut chez moi, ce n’est pas trĂšs loin ... » Tu essaies de mieux le soutenir et t’apprĂȘtes Ă  te diriger vers la porte par laquelle le balafrĂ© t’a fait sortir. Tu dois rĂ©cupĂ©rer tes clĂ©s, dans ton sac, dans le bar ... On devrait pouvoir y arriver, il faut juste que j’aille .... » La lumiĂšre se voile, des ombres obscurcissent encore davantage la ruelle. Tu t’arrĂȘtes dans ton Ă©lan, tandis que tu examines les formes qui se rapprochent. Viennent-elles pour toi ? Viennent-elles pour lui ? On va encore avoir des problĂšmes, Nim. Reste derriĂšre moi. » Nan. Nan, pas maintenant. Pas maintenant, que tu avais tout. Il Ă©tait prĂȘt, prĂȘt Ă  te suivre, tu en Ă©tais sĂ»r. Il allait venir avec toi. Tu l’avais, l’occasion de tisser un lien. Pourquoi ? N’était-ce pas dĂ©jĂ  suffisant comme Ă©preuve ? Le dĂ©sarroi se mue en haine envers ces intrus. Tu rĂ©sistes Ă  la rage, mais ton corps entier tremble d’un rugissement intĂ©rieur. Tu contiens ton mĂ©contentement. Si tu pouvais seulement, brĂ»ler ces quatre indĂ©sirables. Si seulement. Si seulement, tu pouvais, tu pouvais Ă©craser. Ecraser ces larves. Si seulement, tu pouvais te laisser aller, Ă  tes pulsions. S’il n’y avait pas ces chaĂźnes. Ses chaĂźnes. La noirceur de la nuit dissimule le brasier qui danse dans tes prunelles assassines, lorsque tu passes inconsciemment derriĂšre Jean, grelotante. Champs visuel rompu, tu peines Ă  retrouver le froid de ta plaine. Tu rĂ©clames le calme, dans un soupire silencieux. Respires. Aucune Ă©claboussure. Respires On est perdu, m’sieur dame ? » L’ironie crĂšve cette phrase, autant qu’elle en Ă©claire leurs intentions. Tu attrapes avec une dĂ©licatesse, que tu ne te connais pas, le bras du chevalier sanguinolent Attends, Jean, tu veux faire quoi ? ... T’es pas en Ă©tat de ... » Tu n'oses finir ta phrase. Chuchotement imprĂ©gnĂ© d’une inquiĂ©tude irrĂ©elle, tu sais qu’en vĂ©ritĂ©, il n’y a pas d’autres solutions. Il doit le savoir, lui aussi. Et l’idĂ©e de le voir Ă  nouveau danser, sur la macabre symphonie de la violence, te remplit d’une nouvelle allĂ©gresse. Oui, tu veux le voir se battre, se dĂ©battre. Qu’il te montre ce qu’il sait faire, que tu puisses le lire un peu plus. Alors va, va affronter tes dĂ©mons. Et s’il pouvait s’écrouler avant d’en finir avec ces imbĂ©ciles, que tu puisses te soulager Ă  ton tour, Ă  l’abri de son regard, tu serais alors comblĂ©e. On se fera un plaisir, de vous aider .... » Tels des fĂ©lins qui emprisonnent leur proie, l’étau se resserre et tu te demandes comment il compte s’y prendre, en suintant autant l’ivresse. Il t’est indispensable pour continuer, interdis de succomber. Mais pas de quoi s’inquiĂ©ter, bien que dĂ©goulinant, il peut encore prendre. Et tu ne laisseras pas ces charognards te voler ta carcasse. Tu ne peux te dĂ©voiler, sinon, tout est perdu. Qu’il gĂšre ou qu’il s’évanouisse, dans tous les cas, il sera Ă  vous, une porte s’ouvre Ă  la volĂ©e, un colosse se dresse dans l’encadrement lumineux, fusil de chasse Ă  la main. C’est le barman Nim, c’est toi ? » Tu l’avais oubliĂ©. Lui et son bar. Le temps s’arrĂȘte, la scĂšne se fige, tu te demandes ce qui va se passer. Personne ne bouge, les fauves se sont immobilisĂ©s, indĂ©cis Clint ! » Tu t’exclames, faussement soulagĂ©e, finalement déçue de louper une nouvelle valse. Tu te contentes, maintenant, d’ĂȘtre spectatrice d’une piĂšce imprĂ©visible. PrĂȘt Ă  dĂ©fendre l’habituĂ©e que tu es, il recharge son arme avec la ferme attention d’en faire usage si nĂ©cessaire Bien, alors vous allez tous dĂ©gager de ma vue, avant que j’appelle les flics ! » Froncement de sourcils imperceptibles. Nan, nan pas les flics, pas les flics. Jean pourrait s’envoler et tout ça, n’aurait servi Ă  rien. Pas les flics. Tu ne peux rien dire. Immobile, toujours accrochĂ©e Ă  ta viande crue, tu attends. Tu patientes. Ton Ăąme gelĂ©e, apaise tes impatientes. Tu ne dĂ©taches ton regard de l’homme armĂ©. Respires. Qu’ils dĂ©gagent. Dans une concertation muette, ils finissent par se retirer lentement, et disparaissent comme ils sont arrivĂ©s. Braves petits. Respires. Et c’est qui lui ? » Son ton est menaçant. Certes, la mine du brun n’est pas appropriĂ©e, pour inspirer confiance, mais tu rassures ton chien de garde C’est bon, il m’a aidĂ© ... » Tu te dĂ©taches finalement de Jean, lĂąchant son bras, tu veux l’aider Ă  s’adosser confortablement ... Rentres Clint, je te suis. » HĂ©sitant, il s’exĂ©cute finalement, et tu te retournes vers ton hĂ©ro alcoolique. Il a eu de la chance, il aurait pu repartir de cette rue, beaucoup plus amochĂ©. Est-il tout aussi déçu, que toi ? Tu en doutes, Ă  contrecƓur. Ça aurait pu ĂȘtre marrant pourtant, mais ce n’est que partie remise, d’autres jeux vous attendent. Le plus important, c’est qu’il soit toujours avec toi Je vais chercher mon sac Ă  l’intĂ©rieur, je reviens tout de suite. » Tu cours maladroitement vers la porte, manque de trĂ©bucher sur une marche et t’engouffre Ă  l’intĂ©rieur. Que c’est triste, de jouer une personne aussi pitoyable et ennuyeuse. Mais c’est l’image que tu te fais, d’un ĂȘtre typique, inscrit dans une communautĂ© pitoyable et ennuyeux. Mais ne l’es-tu pas, Nim ? Musique, lumiĂšre, bruit, foule ; Ă©blouie, tu as la sensation de revenir d’entre les morts. Venue d’un autre monde. Ils te dĂ©visagent, toi et ton sang, toi et ton visage bleuit. Toi, tu les incendies Nim, je suis dĂ©solĂ©, mais qu’est-ce qui t’est arrivĂ© ? Tu veux que j’appelle quelqu’un ? » Clint s’en veut, tu ne peux l’imaginer, mais tu l’espĂšres. Il n’arrive que maintenant, le balafrĂ© aurait dĂ©jĂ  ƓuvrĂ©, plusieurs fois, Ă  cette heure. Mais tu te dois de l’apaiser, la comĂ©die oblige T’en fais pas, ça va ... Je veux juste rentrer chez moi, je verrais un mĂ©decin demain si j’ai toujours mal. » Tu attrapes ton sac sur le tabouret, tout en vĂ©rifiant que Clint n’utilise pas le tĂ©lĂ©phone. Tu ne voudrais pas qu’il vienne tout gĂącher, en voulant se rattraper. S’il te regarde soucieux, il sent qu’il ne doit pas insister et se tait. Il est temps que tu partes, tu ne risquerais pas de perdre Jean, en t’attardant plus longtemps. Tu t’apprĂȘtes Ă  pousser la porte de sortie, quand tu te retournes soudainement vers l’ĂȘtre bien en chair Clint ! Clint, t’as des glaçons ? Passes m’en un petit sac s’il te plaĂźt ! » Impatiente, inquiĂšte, tu le presses sans le presser et tends la main vers lui. DĂ©pĂȘches-toi. Tu l’as, tu pars. De nouveau dehors, tu retrouves ton monde rassurant de noirceur et de calme. Le vent, vient caresser ton visage, et te susurre qu’il faut s’éloigner. Regarde ta tendre Ă©pave, cachĂ©e dans les tĂ©nĂšbres. D’un pas prĂ©cipitĂ©, tu la rejoins, faisant un nƓud avec le sac en plastique, que tu lui tends Tiens, j’ai pris ça aussi ... » Tu l’aides Ă  le placer sur son visage et ne peux t’empĂȘcher de l’observer, peinĂ©e Bon allez, t’es prĂȘt ? ça va ? » Ton sac sur l’épaule, tu mets l’autre au service de Jean, te proposant comme bĂ©quille humaine pour le pĂąle dĂ©mon. Enfin, vous quittez cette rue, enfin, vous fuyez la crasse et les tĂ©moins. La grande faucheuse et le chevalier noir. Dans la ville endormie, grouillent des ombres noires. Tu les sens mouvoir, partout, dans les trĂ©fonds des Ă©gouts jusqu’aux cheminĂ©es sur les toits. C’est une ville qui, faussement, sommeil. Tout comme toi. Et bien que tu devrais te rĂ©jouir de la situation, dont l’objectif a nĂ©cessitĂ© une dĂ©marche radicale, mais Ă  cƓur dĂ©sespĂ©rĂ©, mĂ©thodes dĂ©sespĂ©rĂ©es, tu n’arrives pas Ă  trouver forme de soulagement. Tu sens quelque chose dans ton dos, devant, tu entends des frĂ©missements, tu distingues le bruit du vent et celui d’autrui. Instinct de traqueuse, qui pulse dans tes veines. Quelque chose se trame Jean ? T'entends pas ... » Les quatre fĂ©lins les auraient-ils attendus ? Ou bien s’agit-il d’une nouvelle menace ? Ou bien d’un simple animal ? Ou est-ce seulement ton esprit perturbĂ© qui se joue de toi ? DĂ©cidĂ©ment, il attire les problĂšmes comme tu attires la folie. Sans savoir si cela te fatigue ou bien t’excite. PoupĂ©e de chiffon, qui meurt de soif et dont la raison, s’effrite. c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Dim 17 Mar - 1519 Je suis Ă  moitiĂ© dans l’autre monde, dĂ©jĂ . Depuis six ans, je navigue entre les rives. Au grĂ© des marĂ©es, portĂ© par l’ivresse et par la rancƓur, guidĂ© par cet instinct de mort qui me pousse dans les bras d’une instabilitĂ© chronique, d’une remise en question permanente, et de pulsions contre lesquelles je ne lutte jamais vraiment, et jamais bien ce moment. Cet instant oĂč, lentement, les blessures rĂ©apparaissent en tĂȘte des choses que je ressentais. Ces Ă©gratignures, ces Ă©corchures, ce sang brĂ»lant sur ces plaies et dĂ©chirures si froides, ce moment oĂč l’adrĂ©naline reflue mais l’ivresse, elle, toujours se renforce. Le sang qui s’écoule de mon corps est viciĂ© et corrompu, et vĂ©hicule cette charge Ă©thylique qui me chamboule l’esprit et me renverse la raison, aussi facilement qu’une tornade qui couche les arbres. Cette fille-lĂ , c’est moi qui l’ai sauvĂ©e. Mais je sais trĂšs bien que je ne l’ai pas tant fait pour elle que pour la promesse qu’il y avait derriĂšre mon intervention. Cette prise de risques, cette mise en avant de ma propre vulnĂ©rabilitĂ© dans une Ă©niĂšme confrontation sans queue ni tĂȘte en dehors de l’importance viscĂ©rale et impĂ©tueuse de mon placement en zone de danger. Le monde tangue autour de moi. Encore et encore. Je manque de tomber et le vent frais m’humidifie les yeux, en mĂȘme temps que la douleur et l’ mal, mais finalement pas tant Ă  ces doigts blessĂ©s, Ă  ces mains contusionnĂ©es ou Ă  ce visage qui pris lui aussi de sales coups. J’ai mal au ventre. J’ai mal au cƓur. A chaque palpitation, c’est comme si on me le tordait, qu’on me l’essorait. Ses battements marquent une mesure Ă  laquelle je me raccroche pour m’empĂȘcher de tomber, pour me concentrer. Je dĂ©gueule, mais ça ne m’aide qu’un instant. Je cherche l’échappatoire dans la clope, pour me concentrer sur autre chose, dĂ©rivation extĂ©rieure de cette douleur interne que je n’explique plus. La jeune femme que j’ai tirĂ©e de lĂ  dit qu’elle comprend, mais je ne sais pas trop si c’est vrai ou non. Et Ă  vrai dire, dans cet Ă©tat-lĂ  je ne ressentais aucune urgence Ă  comprendre. Je prĂ©fĂšre encore aller chez elle, chez une inconnue, avant de prendre le risque de m’écrouler dans la rue et de comater au milieu des ordures, d’attraper des saloperies. Ce ne serait sans doute pas pire que dormir dans une tranchĂ©e contaminĂ©e aux dĂ©chets chimiques quelque part en Chine, mais je n’en avais aucune envie. Elle n’hĂ©site pas vraiment, mais me propose d’aller chez elle. Pourquoi pas ; Tout plutĂŽt que chez moi. Ca va le faire. Elle me devait bien ça, et vue la sueur froide qui me trempait le front, il ne fallait pas tarder si on ne voulait pas que je m’effondre pour de bon. Je dois pourtant me prĂ©parer Ă  nouveau Ă  me battre. Ils sont lĂ , dĂ©jĂ . Je ne sais pas comment je vais pouvoir m’en sortir, mais l’instinct reprend dessus et la bile qui s’agite dans mon bide comme dans une tempĂȘte en haute mer ne m’empĂȘche pas de me concentrer. Maintenant, je vais cogner pour faire vraiment mal. Plus question de s’amuser, si on en arrive lĂ . Pourtant, on me vole ce surplus orchestrĂ© par une destinĂ©e merdique ; un type arrive et chasse tout le monde en brandissant un fusil de chasse. DĂ©risoire, mais Ă  cette distance, de quoi vous plomber salement. Tout s’enchaĂźne rapidement. La jeune femme repart avec le type, le barman, elle me dit qu’elle doit chercher ses affaires. Je comprends, mais je hoche la tĂȘte, le cƓur au bord des lĂšvres. Pourquoi cette foute planĂšte change sans arrĂȘt de sens ? Je ne comprenais rien Ă  mon existence d’ordinaire, et c’était encore pire ce soir. Je dĂ©gueule encore, quand elle est Ă  l’intĂ©rieur. Le vent froid me fait frissonner, et j’essuie la bile au coin de mes lĂšvres avec un mouchoir piochĂ© dans ma poche, que je jette par terre. Encore une cigarette de foute. Je plisse les yeux alors que je manque de tomber en avant, et pousse un juron. La fille revient. Avec des glaçons. Merci. J’ai la gorge si sĂšche putain, je pourrais boire un ocĂ©an et m’y noyer
 Je me jetterais volontiers dedans. Je hoche la tĂȘte quand elle me demande si ça va. J’ai connu pire. Eclats d’obus et quelques blessures par balles, des flammes sur le flanc, ce genre de merde. Rien n’était pire qu’une brĂ»lure chimique, et lĂ , l’alcool me faisait passer au travers de l’essentiel des sensations, mĂȘme si elles s’imprimaient plus fort en moi Ă  mesure que les minutes passaient. Je l’utilise comme soutien. Elle est plus petite, plus menue. Mais elle est solide. L’instinct me dit sportive. Je suis plus large et plus fort. Comme toujours cet instinct qui ne me lĂąche pas, qui me souffle que ce corps n’est pas sans danger, si elle devait vouloir ma mort. Je suis trop en vrac pour penser que ce corps peut ĂȘtre dĂ©sirable, et dois me concentrer sur chacun de mes pas pour ne pas trĂ©bucher. Mais la voilĂ  qui se fige. Tourne la tĂȘte. Moi aussi, je l’ai senti. Mais un instant plus tard. On n’allait pas laisser partir ce joli petit cul avec quelqu’un qui a ta gueule, enculĂ©. Tu vas partager, pas vrai ? Avec mes potes, on a de quoi l’amuser toute la nuit, sale poivrot. Je le dĂ©taille de la tĂȘte au pied, le chef de groupe. Et me rapproche en lĂąchant Nim. J’espĂšre qu’elle aura la prĂ©sence d’esprit de se tirer de là
 Je m’arrĂȘte devant lui, le jauge du regard. Les autres m’entourent. C’est peut ĂȘtre comme ça que tout doit finir, rond comme une queue de pelle et l’impression qu’un batteur s’en donne Ă  cƓur joie entre mes deux oreilles, avec ce palpitant qui rate quelques battements mais qui sonne la charge. Si tu veux t’occuper d’elle, faudra d’abord me passer dessus, pine d’huĂźtre. Mature, la rĂ©partie. Et on me prend au mot
 Mais deux types avec de puissantes lampes Ă©clairent la ruelle. Des flics. Merde, j’étais sur le point de buter des mecs ou de me faire planter alors que pour une fois, la marĂ©chaussĂ©e prouve qu’elle existe. Les mecs prennent la fuite. Les flics leur courent aprĂšs. L’un d’eux, arrivĂ© aprĂšs, nous demande si ça va. Je rĂ©ponds, sourire jusqu’aux oreilles. Ca va aller, officier, j’ai trouvĂ© mon infirmiĂšre personnelle. Je m’appuie encore un peu plus sur la jeune femme. Je ne me sens plus vraiment lĂ . Ma tĂȘte dodeline, comme un camĂ© en pleine descente. J’ai encore envie de boire en plus, putain. Nim, tu devrais rentrer chez toi. Je vais me dĂ©merder. Ca va mieux. Je suis juste fatiguĂ©. Je dois dormir. Ce soir, t’as grave dĂ©connĂ©. Cet endroit est un vrai coupe-gorge. Les filles comme toi, il leur arrive que des emmerdes dans ce genre de coin. Rentre chez toi. Et achĂšte un tazer. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mar 19 Mar - 2044 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTS J’ai connu pire. » ça tu en es persuadĂ©e. Évidemment, qu’il a connu pire, c’est une certitude. Mais toi, tu veux savoir ce qu’est, ce pire », tu veux savoir ce que ce corps a bien pu endurer et pendant combien de temps ? A quelle bataille, Ă  quelle affaire, peut-ĂȘtre mĂȘme Ă  quelle guerre, ce corps a-t-il participĂ© ? Les questions brouillent davantage ton esprit perturbĂ©, tu le laisses rĂ©inventer la vie de Jean, mais l’ignorance t’enlace douloureusement, comment le faire cracher ? Il s’appuie finalement sur ton corps, cessant tes interrogations encombrantes. Le doute ne serait-il pas loin, Nim ? Jamais. Tu ne doutes jamais. AssurĂ©e. Tu es assurĂ©e. Il est temps de quitter cet endroit. Elle est lourde la bĂȘte, est-ce le poids de sa culpabilitĂ© ? Tu en as dĂ©jĂ  saignĂ© de la mĂȘme espĂšce, mais c’est loin d’ĂȘtre une tĂąche aisĂ©e. Et lui, il en a Ă  revendre. Tu le sais, il t’écraserait facilement au moindre conflit, comme d’autres auparavant. Mais, cela ne t’a jamais arrĂȘtĂ©. Cela ne t’a jamais empĂȘchĂ© d’aller au bout, de toujours creuser, jusqu’à rencontrer la mort. Et bien qu’elle ne vienne que pour tes clients, elle reste Ă  tes cĂŽtĂ©s, tu la sens prĂšs de toi, elle t’attend. Tu ne la crains pas, tu la fais patienter, car ce n’est pas le moment encore. Pas encore. Pour l’instant il est Ă  toi, toi bĂȘte sauvage qui ne sait pas oĂč elle va. Tu le guides jusqu’à ton terrier, sans savoir ce qu’il s’y passera. Tu as cessĂ© d’ĂȘtre rationnelle, tu as cessĂ© d’écouter la morale, pour ne prĂȘter l’oreille qu’à la folie. Tes rĂ©actions sont engendrĂ©es par tes pulsions, il n’y a que pour elles que bat ton cƓur dĂ©truit. Jean ? T'entends pas ... » L’attente n’est pas longue, avant de voir confirmer vos intuitions. Tu tournes un visage craintif vers la triste crĂ©ature, alors que la voix rieuse du rĂŽdeur perce Ă  nouveau la nuit On n’allait pas laisser partir ce joli petit cul avec quelqu’un qui a ta gueule, enculĂ©. Tu vas partager, pas vrai ? Avec mes potes, on a de quoi l’amuser toute la nuit, sale poivrot. » Tu serres les dents. Comment ose-t-il parler de toi, ainsi ? Tu n’es Ă  ses yeux qu’un objet Ă  qui on ne s’adresse pas, Ă  qui on ne demande pas son avis, et qui doit juste, faire ce qu’on lui demande. N’est-ce pourtant pas ce que tu es dĂ©jĂ  ? Objet dĂ©solent de Liev ? Non. Chasses ces idĂ©es. Pourriture. Ils te rĂ©pugnent, quel manque de vision, d’ouverture, de crĂ©ativitĂ©. Vraiment, quel manque d’ambition. VoilĂ  toute la bassesse de l’ñme humaine ? Se contentant de petites crasses sans impact ? Ridicule. Sur un point, il a nĂ©anmoins raison, avec eux, tu aurais eu de quoi t’amuser toute la nuit, mais sĂ»rement pas comme il l’entend. A moins que s’écoulent de rire, des larmes de te quitte pour s’approcher du petit groupe, qui t’exclut de la confrontation en encerclant le chevalier fou. Tu recules de quelques pas, fixant pensive ton brun si, courageux. Cherche-t-il Ă  te dĂ©fendre ou Ă  expier ? Tu peines Ă  le cerner, tu peines Ă  cerner ses motivations. Pourquoi secourir une jeune femme dans la rue, quand il aurait les capacitĂ©s d’en tuer cinq ? Parce que tu n’es pas l’ennemi » ? Parce qu’aujourd’hui, tu es une civile innocente, inoffensive et faible ? Ou bien parce qu’aujourd’hui, comme depuis toujours, rien n’est gratuit dans ce monde, et qu’il faut toujours rendre. On tend la main Ă  quelqu’un pour mieux le dĂ©pouiller. Quoiqu’il en soit, maintenant, tu en dois une Ă  Jean, comme prĂ©vu. Tu ne sais pas si cela sera concluant, tu t’en fiches, puisque ça sera divertissant. Furtif sourire amusĂ© lorsque la menace tombe Si tu veux t’occuper d’elle, faudra d’abord me passer dessus, pine d’huĂźtre. » Il est fougueux comme tu es sauvage. L’est-il autant sobre ? Tu l’espĂšres, tu aimes cette impĂ©tuositĂ©. Alors comment va-t-elle le sortir de cette situation ? Tes prunelles brillent de curiositĂ© et d’envie, lorsqu’elles se retrouvent Ă©blouies par des faisceaux grimaces, main devant le visage, qui est-ce encore ? Les quatre louveteaux partent la queue entre les jambes. CrĂ©tins. Tu devines bientĂŽt les uniformes. La police. Jamais lĂ  quand il faut. Tu ravales un soupir d’agacement et jettes un rapide coup d’Ɠil vers Jean, auprĂšs duquel tu reviens. L’un des hĂ©ros de la loi arrive prĂšs de la carcasse souriante, imbibĂ©e d’alcool, qui s’appuie de nouveau sur la poupĂ©e de cire, que tu es. Ca va aller, officier, j’ai trouvĂ© mon infirmiĂšre personnelle. » Il s’affaisse de plus en plus, sa tĂȘte ne tient plus vraiment sur le haut de son corps. Il faut partir maintenant, rentrer. Pas de derniĂšre valse, toute la ville vous rejette, il est temps de fuir. Tu le maintiens, un sourire s’étirant sur tes lĂšvres sanguines C’est bon, je m’en occupe, merci beaucoup d’ĂȘtre intervenu. » Mais il ne part pas de suite, quelque chose le chiffonne. Tu imagines ses pensĂ©es qui sont ces deux-lĂ  couverts de sang ? Tu lui accordes le doute, tu attends qu’il se dĂ©cide, n’est-ce pas suspect, inspecteur ? Fixes. PoupĂ©e glacĂ©e au sourire d’ange Vous ĂȘtes sĂ»re ? Vous le connaissez au moins ? » Pas de flic. Tu acquiesces, bienveillante, dans un souffle lassĂ© mais poli. Il doute trop, pour vous embĂȘter plus longtemps, alors vous vous Ă©loignez dans un adieu silencieux. Tu perds Jean. Il n’est plus vraiment lĂ , son regard se fait vide et sa voix, lointaine. S’il s’écroule, tu auras beaucoup de mal Ă  le traĂźner jusque chez toi. Faisable, mais pĂ©nible. Il doit tenir encore. T’arrĂȘtant plus loin, vous vous retrouvez de nouveau dans le calme de rues dĂ©sertiques. Tu inspires cet air bouffĂ© par la haine et le dĂ©sespoir. Faisant mine de chercher ton chemin, tu guettes le bruit, tu ne peux te permettre de croiser qui que ce soit. Nim, tu devrais rentrer chez toi. Je vais me dĂ©merder. Ca va mieux. Je suis juste fatiguĂ©. Je dois dormir. Ce soir, t’as grave dĂ©connĂ©. Cet endroit est un vrai coupe-gorge. Les filles comme toi, il leur arrive que des emmerdes dans ce genre de coin. Rentre chez toi. Et achĂšte un tazer. » Les filles comme toi ? Les filles comme toi, auraient dĂ©jĂ  privĂ© ces louveteaux de leurs parties intimes, pour les nourrir Ă  tour de rĂŽle ; si les filles comme toi, avaient le droit de vivre. Malheureusement, il n’en est rien, tu n’es pas faite pour vivre, alors les filles comme toi, n’existent pas. ArrĂȘtes, ça va pas mieux du tout. » Tu l’examines rapidement, regardant sous le sac de glaçons ce que donne son visage, grimace Tu as raison, tu as besoin de dormir, comme tu as besoin d’ĂȘtre soignĂ©. C’est pourquoi je t’amĂšne chez moi. Je ne te laisserais pas agonisant dans la rue, aprĂšs ce que tu as fait pour moi, c’est hors de question, j'peux pas te laisser » Ferme, il faut qu’il te suive, de toute façon, il n’a pas le choix. Tu l’encourages et vous traversez la rue, tu le maintiens toujours comme tu peux. T’arrĂȘtant plus loin Ă  nouveau, pour respirer, vous y ĂȘtes presque. Regarde-toi, regardes-le. Dans quel Ă©tat ĂȘtes-vous ? Tu lĂšves les yeux au ciel, cherchant l’air frais. Ce qu’il ne faut pas faire pour ramener quelqu’un chez soi. Jusqu’oĂč iras-tu avec lui ? Cette mission n’a aucun sens, pour toi. Mais tu apprĂ©cies toujours autant, cette irrationalitĂ©. Elle te rĂ©conforte. Elle rend irrĂ©elle, la situation, la vie, le monde. Tu te sens plus libre dans le non-sens. Et vous voilĂ , deux corps abimĂ©s, dont les lignes de la destinĂ©e, finissent par se croiser. Tu te demandes dĂ©jĂ , si elles s’en renforceront ou s’en effriteront. Ton esprit divague C’est vrai, j’ai merdĂ© ... et c’est toi qui as payĂ©, je suis dĂ©solĂ©e ... » Posant sur lui, un regard emplit d'une reconnaissance faussĂ©e, tu le soulĂšves pour repartir et souffles avec plus de lĂ©gĂšretĂ© C’est promis, j’achĂšterais un tazer. » Un sourire discret, se dessine sur ton visage. Il est drĂŽle le monstre arrivez devant ton immeuble aux allures fantĂŽmes, qu’on devine charmantes Ă  une autre Ă©poque. Il faut encore monter les quatre Ă©tages, Ă©tant au dernier, sans ascenseur. ÉpuisĂ©e, vous passez la porte d’entrĂ©e du bĂątiment et tu dĂ©poses dĂ©licatement Jean sur un banc du petit hall aux carrelages bleu et blanc. Tu souffles un moment, recouvertes du sang de ton ĂȘtre suintant Ca va ? » Tu finis par t’asseoir sur le mĂȘme banc, fixant les boĂźtes aux lettres de mĂ©tal en face. Tu y es presque. Et il sera chez toi. Presque. Un dernier petit effort, et aprĂšs, tu improviseras. Tu auras fait beaucoup pour l’avoir celui-lĂ , tu espĂšres pouvoir t’amuser avec lui avant de le voir partir. Aucune Ă©claboussure. C’est la rĂšgle. Aucune Ă©claboussure On y est presque, il faut monter tout lĂ -haut et c’est bon. » Ton doigt fin pointe les hauteurs, l’escalier en colimaçon dĂ©voile le toit de verre au sommet, laissant passer la faible lueur de la lune qui Ă©claire ton chemin. Un dernier souffle et, de nouveau sur tes pieds, tu te penches vers ton tendre cadavre, il est temps d’en finir Allons-y ».c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mer 20 Mar - 1333 Tout se passe comme dans un rĂȘve, Ă  distance de moi. Comme si je n’étais plus acteur, mais simple tĂ©moin de ce qu’il se passait. J’aimais ce sentiment de perdition. Ce sentiment d’abandon total, oĂč vous ĂȘtes enfin convaincu que peu importe ce qu’il pourrait se passer autour de vous, ça ne vous toucherait pas vraiment. Je me plais dans cette idĂ©e de l’absolu qui me dissout, dans cette implication au niveau zĂ©ro. Je rĂ©agis, je n’agis plus. A cet instant prĂ©cis, plus personne ne compte sur moi. Ni ma femme qui attendait toujours que je rentre de la guerre, ni mes filles qui ne voulaient que ma prĂ©sence, pleine et entiĂšre, sans plus jamais partir. Et certainement pas mes FantĂŽmes, qui devaient s’adonner Ă  leurs propres vices. Je savais trĂšs bien ce qui les taraudait, tous autant qu’ils Ă©taient. John et les femmes, qu’il aimait brusquer Ă  un point qu’aucune morale ne saurait lui donner crĂ©dit. Kat’, fidĂšle sergent, qui ne pouvait pas s’empĂȘcher sans arrĂȘt de s’opposer aux plus forts, aux plus dangereux. A tous les autres, Wilson qui se perdait dans la violence de sa dĂ©pravation, au meilleur des FantĂŽmes qui avait besoin de rougir sa lame Ă  intervalles rĂ©guliers. Besoin que je ne pouvais que comprendre, aprĂšs les avoir tous utilisĂ©s jusqu’à la corde raide pendant la guerre, jetant mes soldats sur l’ennemi comme autant de monstres sur leur quatre heures. Tous avaient Ă©tĂ© utiles. Plus aucun ne l’était, aujourd’hui. Titubant Ă  demi, je regardais un moment mes mains. Si dures. Si calleuses. Combien de cous avaient-elles tordu ? Ceux de ces hommes aussi, lĂ -bas ? Cela faisait longtemps que je n’avais plus serrĂ© jusqu’à faire craquer les cartilages, jusqu’à broyer la trachĂ©e et faire s’étouffer un type dans son propre sang, ce aglargl » si caractĂ©ristique et si rĂ©jouissant qui annonce la mort de l’opposant, avec tout le panel d’émotions que l’on capte dans son dernier regard, blanc des yeux rougis et pupilles presque totalement dilatĂ©es comme chez un chat. Mais non, l’occasion se perd dans l’arrivĂ©e d’un flic. La pulsion de mort repart aussi vite qu’elle est venue, oubliĂ©e dans le roulis de mon corps soumis Ă  l’alĂ©atoire de la contamination de mon sang par tout le whisky qui l’imprĂšgne tant qu’il en vient Ă  le possĂ©der, Ă  le dĂ©finir. Je me demande si je ne devrais pas Ă©touffer ce dĂ©sir en mĂȘme temps que le cou de la brunette, si belle et si gentille. Non. Ce serait trop facile. Tu as un code de tueur, Jean, qui n’a rien Ă  voir avec l’honneur, mais la nĂ©cessitĂ© doit toujours faire loi. Elle n’a rien fait. Elle ne te menace pas. Et rien ne pas plus dans cet esprit malade qui se parle Ă  lui-mĂȘme. Nim m’évite d’avoir Ă  tuer le flic. Merci, Nim. Je me fiche de ce connard en uniforme mais si je suis totalement en vrac je comprends encore que ça serait vraiment, vraiment une mauvaise idĂ©e. On passe. Encore. Plus c’est gros, plus ça passe, comme les explosions nuclĂ©aires passĂ©es pour des accidents alors qu’on se battait au sol contre des connasses armĂ©es d’épĂ©es et pourvues d’une force surhumaine. Je fronce les sourcils. Quelque chose cloche, mais quoi ? T’as raison, ça va pas mieux, mais bon. Mon regard accroche le sien, mĂȘme si j’ai du mal Ă  ne pas me laisser dĂ©concentrer Tu ne devrais pas ramener des inconnus avec une sale gueule chez toi. Les filles comme toi, c’est des aimants Ă  emmerdes. Tu devrais ĂȘtre plus prudente. Auto-trollage puissance maximum. Je me retourne vers elle, paupiĂšres basses et lourdes, mais sourire rĂ©joui. Je t’aurais bien dit que je pouvais t’apprendre Ă  viser, mais si tu te loupes et que t’en Ă©borgne un ou que tu lui grilles les couilles, franchement, c’est plus rigolo pour ce genre de fils de pute. Dis donc, ça m’allait bien d’insulter des pseudos racailles dans la nuit d’Europolis alors que votre serviteur alignait quinze ans plus tĂŽt des gosses nigĂ©riens dans la cour du PC pour les exĂ©cuter un Ă  un, entre autres joyeusetĂ©s. On arrive enfin Ă  destination. HonnĂȘtement, ça pourrait faire un an comme mille que je marche que ça ne m’impactera ni plus ni moins. Elle a l’air fatiguĂ©, et il y a mon sang sur elle. J’ai pissĂ© le sang pour des blessures superficielle, et je dois avoir la gueule du mĂ©chant des goonies. Mais qu’importe. Je me relĂšve pĂ©niblement, en faisant la grimace. C’est plus ma main bien entaillĂ©e qui m’emmerde. Je me rapproche, fatiguĂ©, au bout de mes nerfs. J’essaie d’effacer de mon sang qui a goĂ»tĂ© sur son visage avec mon pouce, mais je n’arrive qu’à Ă©taler l’hĂ©moglobine dĂ©jĂ  Ă  demi-sĂšche. DĂ©solĂ©, putain, j’en ai mis partout. T’inquiĂšte. J’ai pas l’air comme ça peut ĂȘtre, mais je suis pas malade. Enfin pas au sens figurĂ©. Je ris pour moi-mĂȘme, avant de monter avec elle, m’appuyant sur elle. Plus je grimpais, et plus je me rendais compte que c’était loin, dur, et surtout, bizarre. Cette grande ouverture sur la lumiĂšre de la lune. C’est beau, ici. Ca me rappelle le laboratoire du Docteur Jekyll, dans un des films. On entrait, finalement, et je m’engouffrais dans son couloir. Me dĂ©barrassais de mon cuir en grimaçant. J’ai besoin d’eau. Il faut que je me rĂ©hydrate. AprĂšs si tu as du whisky, pour la douleur
. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Jeu 21 Mar - 131 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSNe jamais s’arrĂȘter, toujours avancer. Si l’envie te prenais de vouloir interrompre, rappelles-toi qu’en cessant, tu mourras. C’est courir ou mourir. C’est la vie qui tourne les rouages de nos existences, nous ne sommes que les pantins d’un destin destructeur, en perpĂ©tuel recommencement, mais Ă©ternellement dĂ©vastateur. EnchaĂźnĂ©s aux idĂ©aux, enchaĂźnĂ©s aux espoirs, au passĂ©, aux traditions, aux dĂ©sirs, vous ĂȘtes condamnĂ© Ă  errer jusqu’à ce qu’un autre vous remplace. Ainsi passe le temps. La seule unitĂ© de mesure, la seule preuve de votre passage, la seule preuve de votre finalitĂ©. Tu regardes Jean, lui aussi il est marquĂ© par le temps, lui aussi, il a dĂ©jĂ  laissĂ© des preuves de son passage, comme les tiennes, dans les tombes du monde. Tu le laisses arrimer son regard Ă  tes prunelles. Arrive-t-il Ă  lire ce qu’elles rĂ©servent secrĂštement ? Peut-il apercevoir le nĂ©ant de ta conscience et la froideur de ton cƓur ? Peut-il sentir, la pourriture de ton Ăąme dĂ©composĂ©e ? Peut-il comprendre la perversitĂ© qui contamine ton existence entiĂšre ? Il ne peut pas. Il ne se voit pas lui-mĂȘme, comme tu ne peux te voir. Comment comprendre les autres lorsque tout en toi n’est que chaos ? Tu ne devrais pas ramener des inconnus avec une sale gueule chez toi. Les filles comme toi, c’est des aimants Ă  emmerdes. Tu devrais ĂȘtre plus prudente. » Mais tu n’es pas un inconnu, Jean, bien que toute l’histoire soit loin d’ĂȘtre complĂšte. Tu le connais mieux qu’il ne te connait, mais il le dĂ©couvrira bientĂŽt. Jouer la comĂ©die a toujours Ă©tĂ© ton fort, mais seulement pour quelques scĂšnes. Jouer la piĂšce entiĂšre, te paraĂźt plus difficile Ă  tenir. Tu as beau promettre la perfection, tu aimes l’improvisation. C’est ton dĂ©faut. Et puis, comment faire semblant de vivre une vie banale, lorsqu’on n’y connaĂźt rien ? Tu as tout appris. Tout, tout ce que tu pouvais apprendre, tu l’as appris. Pour lui, pour toi. Tu as ingurgitĂ©, ingurgitĂ© et ingurgitĂ© des informations Ă  en vomir. Tu sais le monde, tu sais les gens, tu sais le mĂ©pris que t’inspires chacun d’eux. Et pourtant, ici, au milieu de cet infernal abysse, tu te sens emporter par quelque chose de plus fort. Tu te sens glisser, attirĂ©e par l’inconnu et tu te raccroches vainement aux chaĂźnes de Liev. Car si tu le lĂąches, lui, tu sais ce qui t’attendra. Si tu dĂ©vies de la seule chose, qui te maintiens, tu sombreras. T’as raison, je ne devrais pas ramener d’inconnus chez moi ... Ce qui n’arrive jamais d’ailleurs, mais ... C’est Ă  cause de moi que tu as cette sale gueule alors, je peux faire ça, pour toi. » Rapide sourire gĂȘnĂ©, tu dĂ©tournes le regard, pour fixer la rue vide. Et oui, Jean, tu es un vrai nid Ă  emmerdes. Vous repartez, lui promettant d’acheter un tazer, tu ris doucement sur sa proposition Je t’aurais bien dit que je pouvais t’apprendre Ă  viser, mais si tu te loupes et que t’en Ă©borgne un ou que tu lui grilles les couilles, franchement, c’est plus rigolo pour ce genre de fils de pute. » Tu apprĂ©cies ses pensĂ©es, si seulement il pouvait apprĂ©cier les tiennes. Vous vous amuseriez tellement, tu aurais enfin un compagnon de jeu Ă  la hauteur de tes envies. Mais tu serais déçue, il n’est peut-ĂȘtre pas comme toi, et vos motivations divergeraient sans aucun doute. VoilĂ , tu es dĂ©jĂ  déçue. Pauvre poupĂ©e chiffonnĂ©e Ça aurait pu ĂȘtre utile, cette nuit. » Tendre reprends ton souffle dans ce hall silencieux, la route Ă©tait longue, mais elle aboutit bientĂŽt. Le plus dur reste nĂ©anmoins Ă  faire. Tu fixes le trou perçant le bĂątiment, dĂ©voilant le ciel dĂ©couvert. Tu te laisses imprĂ©gner de la force endormie de la lune. Respires. Tu sens qu’il se relĂšve, tes yeux se posent alors sur lui. Dissimulant ta mĂ©fiance, tu le laisses venir Ă  toi. Que sais-tu de ce qu’il a compris ? Que sais-tu de ce qu’il sait ? Mais ce n’est pas le moment de douter, Nim. Car toi, tu ne doutes jamais, rappelles-toi. Qu’importe au final ce qu’il advient. Tu veux juste jouer, avec cet ĂȘtre disloquĂ©. Il tente finalement d’essuyer le sang sur ta joue, maladroitement ; tu ne bouges pas. Tu trouves ce contact Ă©trange. Inhabituel. Tu ne comprends pas, cette intention. Comment peut-il renfermer quelque chose d’aussi haineux et quelque chose Ă  la limite du dĂ©licat, dans le mĂȘme corps ? La seule dĂ©licatesse que tu connaisses, toi, c’est la caresse de la lame DĂ©solĂ©, putain, j’en ai mis partout. T’inquiĂšte. J’ai pas l’air comme ça peut ĂȘtre, mais je suis pas malade. » Sourire. T’inquiĂštes, j’te crois. »Tu prends sa main pour la guider jusqu’à ton Ă©paule, tes yeux rieurs l’invitent Ă  prendre appui pour entamer l’ascension des escaliers Allons-y. » De toute la patience et la douceur dont tu es capable, marches aprĂšs marches, tu l’aides Ă  grimper. BaignĂ©s par la blancheur du satellite naturel, tu vois deux rescapĂ©s d’une nuit sans fin, tentant pĂ©niblement d’échapper aux enfers qui les poursuivent. C’est beau, ici. Ça me rappelle le laboratoire du Docteur Jekyll, dans un des films. » Tes charmantes lĂšvres s’entrouvrent en un nouveau sourire N’est-ce pas ? J’aime beaucoup la lumiĂšre ici. Mais ne t’en fais pas, il n’y a pas de laboratoire sordide lĂ -haut. » Rire Ă©touffĂ© par l’effort. C’est pourtant bien un laboratoire que tu tiens lĂ -haut, tu y Ă©tudies les hommes, les corps, les secrets. Les photos sont tes ustensiles et les fenĂȘtres, tes lunettes. Devant la porte d’entrĂ©e, tu cherches les clĂ©s au fond de ton sac, un sac aussi mensonger que toute cette mise en scĂšne. La porte s’ouvre, tu t’engouffres Ă  l’intĂ©rieur, Jean Ă  tes cĂŽtĂ©s. Tu le laisses avancer, claquant la porte derriĂšre toi, sans la fermer Ă  clĂ©. L’aidant Ă  enlever sa veste poisseuse, tu le guides ensuite jusqu’au large canapĂ© de cuir vieilli, dĂ©gageant les couvertures, plaids et coussins pour lui faire une place J’ai besoin d’eau. Il faut que je me rĂ©hydrate. AprĂšs si tu as du whisky, pour la douleur
 » Tu te dĂ©barrasses Ă  ton tour de ta veste en jean, que tu laisses choir sur un fauteuil anthracite Ça marche, je vais te trouver ça. » Tu te diriges rapidement jusqu’à la cuisine, te faufilant derriĂšre le comptoir. Tu laisses une carafe en verre se remplir de l’eau du robinet, tandis que tu t’empares de deux verres. Fouinant dans les placards, tu recherches une bouteille d’eau-de-vie que tu finis par dĂ©nicher. Dans la hĂąte, tu emportes le tout auprĂšs de ton chevalier noir. Remplissant son verre d’eau, que tu lui donnes, tu lui prĂ©sentes ton remĂšde contre la douleur de la nature DĂ©solĂ©, je n’ai pas de whisky, je n’ai trouvĂ© que du rhum, j’espĂšre que ça t’iras ? » Tu poses la bouteille prĂšs de lui, Ă  porter de main. Il en a dĂ©jĂ  bien assez dans le sang, mais bois, bois Jean. Abreuves-toi. Je vais trouver quelque chose pour ta main et ton visage, je reviens. » Tu cours jusqu’à ta chambre aux parois vitrĂ©es et t’engouffres dans la salle de bain, il ne peut plus te voir dĂ©sormais. Posant tes mains de part et d’autre du lavabo, tu souffles deux secondes. Profitant de cette pause, tu te ressources. PenchĂ©e au-dessus du gouffre, tu dois te retrouver. Il est lĂ  maintenant. Que vas-tu faire, Nim ? Que vas-tu faire ? Ta piste la plus prometteuse est lĂ . Que vas-tu faire ? Faisant face au miroir, Ă  ton reflet, tu plonges dans les eaux troubles qui luisent dans tes yeux clairs, rĂ©jouie de l’obscuritĂ© dans laquelle tu disparais., tu souris. Prestement, tu prends la trousse de soin basique d’un intĂ©rieur typique, ta vraie trousse de toilette Ă©tant cachĂ©e ailleurs. Quelques serviettes de bains, une bassine remplie d’eau et tu t’empresses de retrouver ton balafrĂ© Je ne sais pas si ça va suffire ... » Accroupis aux pieds du canapĂ©, tu te sers de l’eau, que tu siffles avant de pousser les magazines, les bouquins et les photos Ă©parpillĂ©es sur la table basse. Vidant la trousse, tu tentes de ressortir l’utile de l’inutile, indĂ©cise Tu m'excuseras d'avance, je ne suis pas une trĂšs bonne infirmiĂšre ... » Rire nerveux, tu finis par prendre une serviette que tu trempes dans l’eau, tu tends ta main libre vers Jean, demandant la permission de prendre la sienne On va commencer, par ça, je peux ? »c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights.DerniĂšre Ă©dition par NimhoĂ« Matveyev le Dim 24 Mar - 2049, Ă©ditĂ© 1 fois Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Jeu 21 Mar - 1331 Je ricane d’un air un peu absurde, un peu fou, quand la jeune brunette me dit que j’ai une sale gueule et que c’est Ă  cause d’elle. Par rĂ©flexe, je me palpe la peau du visage et je me retrouve Ă  sentir la chair Ă  l’air libre sur le coin de mes lĂšvres, Ă  frĂŽler ces Ă©gratignures sur mes pommettes, ces entailles proches de l’arcade
 Et du sang Ă  demi sĂ©chĂ©, en train de prendre une consistance d’un coup plus solide. Les boursouflures se mettent Ă  pousser sur mon visage, surtout sur la pommette ; l’os n’est sans doute pas abĂźmĂ©, d’expĂ©rience, mais la chair a Ă©tĂ© Ă©crasĂ©e contre et durcit sous l’afflux de sang, de l’hĂ©matome qui s’y forme en gonflant la chair. C’est douloureux, mais je ne sens la souffrance qu’à distance, comme si elle n’arrivait que filtrĂ©e par l’alcool jusque dans mon cerveau. C’était sans doute le cas, et je ne peux convenir que d’un sourire en coin qu’elle avait raison, aprĂšs tout. Ouais, tu peux AU MOINS faire ça oui. Merde alors, je pourrais plus jamais me faire ramener par des inconnues saines d’esprit, maintenant, avec cette gueule de travers. De toute façon, Ă  qui cela importait ? Je portais l’alliance, toujours, mais ça n’empĂȘchait pas que Jenna et moi avions un lourd passif, l’un comme l’autre, tant nous nous Ă©tions leurrĂ©s l’un l’autre entre efforts, faux espoirs, mensonges et dĂ©termination jusqu’à nous dĂ©truire par les mots, par les gestes et par les larmes. Il ne restait rien de ma vie, rien de mon mariage, rien de ma famille. Mon existence Ă©tait vitrifiĂ©e, comme ces versants norvĂ©giens aprĂšs une dĂ©tonation nuclĂ©aire Ă  laquelle j’avais contribuĂ©. Lien de cause Ă  effets, sans doute, mĂȘme si on m’avait dĂ©jĂ  dit longtemps en arriĂšre que la mort et la destruction ne pouvaient que m’emboiter le pas, ou me suivre dans mon sillage sitĂŽt que je prenais le large. Nous plaisantons sur la prĂ©cision du tir avec un tazer. Je me remĂ©more la Lybie et l’apprentissage de l’Oncle GĂ©gĂšne, de ces fils Ă©lectriques branchĂ©s sur les extrĂȘmitĂ©s charnues d’un corps qui se crispe, se tend, se conchie, alors que les dĂ©charges ne servent mĂȘme plus vraiment Ă  le faire parler, mais simplement Ă  le punir pour ses propres pĂ©chĂ©s. Exactions qui se surajoutent Ă  d’autres, combien d’actes indicibles avions nous commis, sourires aux lĂšvres et clopes au bec. Certains l’avaient mal vĂ©cu. Beaucoup de suicides. D’auto-mutilations. Pas de pitiĂ© pour les perdants, l’Union a besoin de viande fraĂźche pour le broyeur, et ces mecs Ă©taient trop dangereux pour les autres, plus encore que pour eux-mĂȘmes, pour qu’on accepte de les relĂącher. Zonzon militaire de haute sĂ©curitĂ© pour tout le monde, et zou. Je conclue, sourire en coin. Ca pourrait ĂȘtre encore utile, demain. La jeune femme semble se raidir imperceptiblement quand je la touche, et je referme bien vite les doigts sur sa main quand elle vient la guider sur son Ă©paule pour m’aider Ă  monter. Limite et interdit franchi ? Je ne sais pas. Elle n’a pas l’air forcĂ©ment super distante, vu tout ce qu’elle a subi de moi depuis le dĂ©but de notre rencontre. Je ne sais pas et au fond, je m’en fous. Certains dans la Compagnie avaient des problĂšmes avec les femmes, avec le sexe, et sans doute en avais-e Ă©galement. Mais forcer quelqu’un n’avait jamais fait partie de mes fantasmes, mĂȘme si j’en avais bousculĂ© plus d’une en bordel de campagne. Je savais trĂšs bien ce qui me plaisait le plus, entre une partie de jambes en l’air et la pression de tout Ă  l’heure sur un cou, ou les reflexes de mĂ©tronome qu’il fallait pour tuer plusieurs personnes dans une fusillade intense Ă  distance de corps Ă  corps. C’était ça, qu’il me fallait. C’était tout ce dont j’avais besoin, cette pulsion viscĂ©rale qui ne trouvait le repos que dans la mort, et l’expression d’un art qui ne m’appartenait pas en propre, mais que je partageais avec tous les tarĂ©s de ce monde. Je me trouve trĂšs drĂŽle, quand j’en suis Ă  ce stade de l’ivresse. Tu aurais pu ĂȘtre une malade qui dĂ©coupait des gens que je sentirais rien du tout dans cet Ă©tat. Plus de veste. Hauteur de plafond, poutres mansardĂ©es, ustensiles et mobilier mĂȘlant verre, acier noir et bois brut. J’aime ce genre d’endroit ; j’ai une dĂ©co analogue Ă  la maison mĂȘme si les filles ont toujours mis leurs affaires sur tous les trucs que j’aimais le plus. Lumineux, en tout cas. La lumiĂšre de la lune filtre au travers des nuages et du verre du plafond. La jeune femme dĂ©barrasse le canapĂ© de vieux cuir, retire sa veste et me dit qu’elle va me chercher de quoi boire. Je regarde alentours. Etrange. L’endroit me souffle atelier, ou je ne sais quoi. Mais en tout cas, j’aime beaucoup. C’est calme, tranquille. Vide en comparaison du bordel des filles, mais avec pas mal d’objets de toutes sortes, et cette lueur presque blanche, fantomatique, qui vient des grandes vitres. J’acquiesce quand elle parle d’alcool. Rhum ? Parfait. J’étais pirate dans une autre vie. Et je l’étais toujours aujourd’hui. Je tends ma main valide pour prendre la bouteille, la dĂ©bouche avec les dents, produisant le petit son rĂ©confortant du bouchon de liĂšge qui a tout juste l’espace de se glisser par le goulot. Je recrache le bouchon sur la table, et englouti tĂȘte renversĂ©e une lampĂ©e, puis deux. Estomac propre, je peux continuer toute la nuit jusqu’à ronfler dix heures durant, au lieu des cinq habituelles. La belle revient avec tout son bric Ă  brac. Ca devrait aller. Y’a rien de grave, c’est que des Ă©gratignures qui ont besoin d’ĂȘtre nettoyĂ©es. Je garderais juste la main bandĂ©e pendant un moment, c’est pas grave. Et pour la tronche, si tu as des points de suture ça devrait aller tout seul. C’est super simple Ă  faire. Je peux te montrer de ma main droite au dĂ©but, si tu veux. Regard perdu vers le plafond », j’acquiesce encore. La main, la tĂȘte, tout t’est dĂ©vouĂ©, ce soir. Je regarde encore autour de moi avant de reporter un regard curieux vers elle. Pas de Monsieur ou de Madame Nim ? Tu vis seule ici ? C’est beau en tout cas, j’aime bien cet endroit. J’ai l’impression de me retrouver au-dessus de la mĂȘlĂ©e. Comprendrait-elle ? Sans doute Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Dim 24 Mar - 2056 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTS PrĂȘtes ? » Il susurre Ă  ton oreille. Immobile, tu fixes la forme gĂ©missante, suppliante. Tu sais ce qu’on attend de toi, tu sais ce que tu dois faire, mais tu te questionnes encore sur la raison, sur le bien, sur le mal. Dans ton esprit, tu fais la balance, attendant que ton cƓur choisisse. C’est le moment de me prouver ce que tu vaux. Montre-moi que j’ai eu raison de te choisir. » Tu rassembles tes forces, imperceptible. Il a cru en toi, comme jamais personne auparavant, Il t’a appris tant de choses, Il t’a donnĂ© la vie. Jamais, tu n’oserais Le dĂ©cevoir. Toi, NimhoĂ«, 17 ans, aprĂšs tout ce qu’Il t’a fait endurer, aprĂšs Lui avoir donnĂ© tout de toi, enfin, Il t’offre l’opportunitĂ© d’ĂȘtre importante. L’opportunitĂ© d’ĂȘtre quelqu’un. Alors, choisis NimhoĂ«, Ă  toi s’ouvre le chemin de la vie. Avancer ou mourir ? Nim ... S’il te plaĂźt, j’recommencerais plus ... S’il te plaĂźt ... » Trois sanglots et les larmes s’écoulent, tandis que tu t’assombris au rythme des supplications. S’installe un vide profond, obscur et indĂ©chiffrable. Un vide total, terrifiant et agrĂ©able David, tu sais trĂšs bien ce qu’on fait au dĂ©serteur .... Assume tes actes. » Le gamin hurle de nouveau, et tu t’enfonces toujours plus. Reniant les Ă©motions et les sentiments, tu les enfermes loin, assez loin pour oublier leur existence. Fini la faiblesse, fini la douleur, fini la pitiĂ©. La forteresse que tu te bĂątis Ă  l’intĂ©rieur sera solide, robuste, et jamais personne ne pourra un jour voir ce qu’il se cache, de l’autre cĂŽtĂ©. Personne ne saura, ce que tu renfermes. Personne, ne saura. Ton cƓur a choisi. Maintenant, tu es prĂȘte. Tu es prĂȘte, Ă  ĂȘtre ce que l’on attend de toi. Tu prends la hache qu’Il te tend, tous te regardent ; mais c’est sereinement que tu t’approches du corps allongĂ© sur la table mĂ©tallique. Tout le monde le sait, personne ne doit quitter la base, sans Son accord. Toute personne trouvĂ©e Ă  l’extĂ©rieur, sera accusĂ©e de dĂ©sertion et donc, jugĂ©e non fiable. Et une personne non fiable, ici, est une personne inutile. Étant donnĂ© que vous n’existez pas officiellement dans le monde, il n’y a aucun problĂšme pour faire disparaĂźtre les inutiles. Toi, tu comprends ça, David, ne l’a pas compris ; avoir dix ans, n’est pas une excuse, puisque des plus jeunes le savent dĂ©jĂ  ... S’il te plaĂźt ... Nim ... » Il a Ă©tĂ© stupide, et le monde ne rĂ©compense pas les idiots. Ton visage n’exprime rien, tes yeux ne fixent que le nĂ©ant, un dernier pas, et tu t’apprĂȘtes Ă  achever ton Ăąme. Tu en es consciente. Ce sacrifice, te dĂ©truiras pour toujours. Mais, tu es prĂȘte Ă  payer le prix de cette nouvelle vie. Le prix du sang. Tu te tournes vers Liev, attendant son accord pour commencer. Il se tourne vers l’assemblĂ©e Il faut un exemple, pour ceux qui auraient la mĂȘme idĂ©e, alors ouvrez grand vos yeux ... » Alignement de gueules cassĂ©es, quelques larmes, reniflements, tremblements, ça pue la peur. Lui, Il adore ça, inspirer l’effroi, il se nourrit du leur. De nouveau vers toi, il te fait signe de dĂ©buter Nim, tu as intĂ©rĂȘt Ă  appliquer tes cours d’anatomie ... J’aime quand ça dure. » Robotique, le soldat exĂ©cutant les ordres. Pas de questions, pas de pourquoi, pas de comment. Il n’y a plus ni bien, ni mal, juste l’acte. La hache dĂ©coupe l’air, le filet rougeoyant salit ton visage. Un cri perce le silence. es cette malade, Jean, tu es cette malade qui dĂ©coupe des gens. Tu es celle qui se dĂ©lecte du son de la chair se dĂ©chirant. Tu es celle qui s’émerveille de l’horreur, Ă©tincelant dans les prunelles des terrifiĂ©s. Tu es celle qui apprĂ©cie les corps se disloquant. Les hurlements, les dĂ©chirements t’abreuvent, toi, l’assoiffĂ©e. Tu es leur plaie bĂ©ante, qui se nourrit de leur Ă©nergie. Tu es cette malade dĂ©sespĂ©rĂ©ment aveuglĂ©e par les pulsions, les souvenirs, la folie. Perdue dans le labyrinthe de l’enfer, tu sĂšmes la destruction, engloutie par l’inconscience. Tu n’es qu’un vent violent, qui n’attend que d’hurler sur les hommes. VoilĂ , ce que tu es. Courant avec le sourire, vers ta perte. Plus fiĂšre de ce que tu pourrais apporter Ă  Liev, qu’effrayĂ©e du sort vers lequel tu te diriges. Tu aurais pu ĂȘtre une malade qui dĂ©coupait des gens que je sentirais rien du tout dans cet Ă©tat. » Alors tu ris doucement, comme si l’impossibilitĂ© de cette phrase, en Ă©tait amusante, et rĂ©torques sur la plaisanterie Je te rassure, c’est pas mon genre. » EssoufflĂ©e. L’appartement est inondĂ© d’une lumiĂšre blanche, mystĂ©rieuse, presque spectrale. Elle dĂ©signe silencieuse, tes ustensiles, tes bouquins, tes photos. Une vie irrĂ©elle dans laquelle tu te dĂ©bats. Tu le surprends Ă  se perdre dans l’observation de ton refuge, tu t’interroges, avant de lui rapporter la bouteille Rhum ? Parfait. J’étais pirate dans une autre vie. » Tu m’en diras tant, Jean. Quelles pĂ©ripĂ©ties comblent ta vie ? Quelles croisades destructrices, as-tu menĂ© sur les flots tumultueux du monde et de l’ñme ? Coffre-fort aux milles trĂ©sors. S’offrira-t-il Ă  toi ? Tu rigoles, satisfaite, et le laisses s’hydrater, tandis que tu cours chercher le matĂ©riel de soin. Respires. Tu reviens au plus vite auprĂšs de lui, faussement soucieuse Ca devrait aller. Y’a rien de grave, c’est que des Ă©gratignures qui ont besoin d’ĂȘtre nettoyĂ©es. Je garderais juste la main bandĂ©e pendant un moment, c’est pas grave. Et pour la tronche, si tu as des points de suture ça devrait aller tout seul. C’est super simple Ă  faire. Je peux te montrer de ma main droite au dĂ©but, si tu veux. » Tu acquiesces. Il sait se recoudre lui-mĂȘme, par pratique peut-ĂȘtre. Les cicatrices invisibles de ton passĂ©, se voient-elles sur son corps Ă  lui ? Restent-ils les marques de ses tĂ©nĂ©breux voyages, incrustĂ©es sur sa peau ? Tu lui demandes la permission de te soigner La main, la tĂȘte, tout t’est dĂ©vouĂ©, ce soir. » Tu attrapes sa main ensanglantĂ©e en t’installant au bord du canapĂ©, sourire en coin. Il t’avait, Ă  vrai dire, rĂ©ellement dĂ©vouĂ© sa main et sa tĂȘte ; ce pourquoi il Ă©tait dans cet Ă©tat. Il t’avait sauvĂ©, d’une funeste soirĂ©e, et pour cela, il t’avait offert le spectacle de sa rage. Il t’avait offert, l’acte On ne peut pas dire que ça t’ai rĂ©ussi jusqu’ici ... » Épongeant d’une main, la petite serviette blanche, tu l’appliques dĂ©licatement sur les blessures, minutieuse. Tu fais de l’ironie, mais c’est tristement que tu souris ... Je suis vraiment dĂ©solĂ©e pour tout ça, et je ne sais comment te remercier. » Tu n’oses croiser son regard, ainsi tu replonges la serviette dans l’eau se teintant, en mĂȘme temps que sa main se clarifie Mais je vais t’arranger ça, du mieux que je peux, ça sera un bon dĂ©but. » Tu opines de la tĂȘte pour toi-mĂȘme, dĂ©cidĂ©e. La blessure tait ses vomissures, tu la laves une derniĂšre fois et dĂ©laisses la serviette rougit dans la bassine Je vais te faire le bandage. » Tu t’empares sur la table du nĂ©cessaire, tandis que les yeux de l’incomprĂ©hensible chevalier s’égarent sur l’environnement. Tu dĂ©fais un peu la bobine immaculĂ©e et commences Ă  l’enrouler autour de l’arme blessĂ©e Ça va ? Je serre pas trop ? » Il repose sur toi un regard emplit de curiositĂ© Pas de Monsieur ou de Madame Nim ? Tu vis seule ici ? C’est beau en tout cas, j’aime bien cet endroit. J’ai l’impression de me retrouver au-dessus de la mĂȘlĂ©e. » Tu maĂźtrises ta force en enveloppant sa main. Non, personne ne pourra jamais vivre avec toi. Avec qui d’ailleurs ? Avec Calixte ? Avec NimhoĂ« ? Avec ... Respires. Tu Ă©chappes un Ă©clat de rire, tu te moques clairement de toi-mĂȘme Eh nan, je n’ai pas encore trouvĂ© de Monsieur Nim capable de me supporter, tu vois, donc oui, je vis seule. » Seule la solitude te supporte et t’es supportable. De toute façon, tu n’as droit qu’à la solitude. Tu t’arrĂȘtes dans ton mouvement, et laisses tes prunelles vagabonder dans ton dĂ©cor apaisant. Au-dessus de la mĂȘlĂ©e ? C’était exactement pour cette raison qu’elle avait Ă©lu domicile ici. Loin du mouvement, de l’agitation, loin des hommes. Tu ne peux faire partie de ce monde, tu prĂ©fĂšres rester spectatrice de leur dĂ©chĂ©ance, ou en ĂȘtre la coupable Merci ... Oui, j’ai la mĂȘme impression, c’est une des raisons pour lesquelles je l’ai choisi d’ailleurs. C’est calme, reposant, aĂ©rĂ© ... » Tu hausses les Ă©paules, comme si cet endroit contribuait Ă  ton Ă©panouissement fictif Je m’y sens bien. » Tu reposes tes yeux perçants sur ta carcasse tenace, tu lui souris tendrement et reprends la chorĂ©graphie de tes mains autour de la sienne Et toi alors ? Je ne te pose pas la question. » Tu poses sa paluche bandĂ©e, et en te saisissant des ciseaux, tu montres de ton pouce l’annulaire oĂč devrait se trouver une bague, si tu avais quelqu’un dans ta vie. Tu t’apprĂȘtes Ă  couper le surplus de bande, mais tu t’arrĂȘtes finalement dans ton geste, pensive. Tu fixes Jean, quelques instants Tu ... Tu ne veux pas que j’appelle quelqu’un pour toi ? » AprĂšs tout, tu n’es qu’une inconnue, il a une femme, un foyer, il pourrait l’appeler, qu’elle vienne le chercher. Tu espĂšres que non, mais Ă  vrai dire, tu es presque certaine qu’il refusera. Un homme qui a bu autant, a-t-il vĂ©ritablement prĂ©vu de rentrer chez lui ? Tu ne sais pas. Mais tu dois voir, voir s’il est prĂȘt Ă  parler, de quoique ce soit. Il doit juste parler. Parle, Jean. Tu cesses finalement le contact pour dĂ©poser la bande et reprends, en Ă©change, la serviette. Tu t’avances, toujours sur le bord du canapĂ©, pour te rapprocher de son visage cabossĂ©. En chemin vers sa joue, tu t’abstiens et ramĂšnes ton bras lĂ©gĂšrement vers toi ; demandant Ă  Jean du regard, de pouvoir continuer. c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mar 26 Mar - 2111 Pas son genre de faire du mal Ă  des gens. Je la crois. Elle a l’air douce. Elle a l’air gentille. Je sais, pourtant, que les gens ne sont jamais de quoi ils semblent avoir l’air. Jamais. Qui pourrait dire que je n’avais rien d’un hĂ©ros, d’un saint-bernard, aprĂšs les risques que je venais de prendre ? Que j’avais plantĂ© des tas de gens, et mĂȘme des gamins ? Je ne connaissais pas meilleur tueur au monde que McHall. Et pourtant, l’homme ne se sentait bien qu’avec du sang sur sa lame. Ce dernier gĂ©missement, ce dernier petit bruit d’inspiration ultime susurrĂ©e. Anders lui, c’était les filles. La satisfaction de ce besoin primaire, lancinant, qui lui tenaillait les couilles. Mais aussi ce pouvoir, cette emprise sur le plaisir et la souffrance d’un corps, quelque chose de cruel, de violent. Sans la moindre compassion, il prenait du plaisir au mal brut. Entendre ces pleurs et ces gĂ©missements, c’était ça qui le bottait. Il y avait tous les autres. Tous des malades. Comme moi. Le papa qui essayait d’accompagner ses filles en compĂ©tition de foot. Qui emmenait sa femme au restau. Qui se rĂ©veillait au milieu de la nuit, poursuivi par ses FantĂŽmes et par tous les autres, en sueur, le regard fou. L’envie de se tourner vers cette femme que j’aimais tant, juste pour voir comment elle arriverait Ă  me rĂ©sister. Combien de temps elle tiendrait. Pour voir si on me retrouverait, si on saurait me prendre Ă  la suite de mon crime abominable. Je n’avais pas Ă  me poser toutes ces questions, mais qu’y pouvait-on Ă  la fin quand on Ă©tait toujours sur le qui-vive, sur la dĂ©fensive ? Quand j’entrais dans un magasin de mon enseigne, je repĂ©rais les lieux. Je pensais Ă  l’endroit oĂč je placerais un franc-tireur. A celui d’oĂč je couvrirais la zone avec une LMG. LĂ  oĂč je me posterais moi-mĂȘme. LĂ  oĂč il fallait Ă©vacuer, ou contre-attaquer au couteau et Ă  l’arme de poing pour nettoyer les salles plus petites. Malade jusqu’au bout des ongles. Et rien Ă  voir avec mon corps, qui allait toujours bien. Ma tĂȘte, c’était la merde. Mon Ăąme n’était plus qu’un champ de mines, qui avait enrayĂ© plusieurs assauts et qui n’avait plus beaucoup de punch pour repousser encore longtemps la folie. La brune me tance. Elle n’entre pas tout Ă  fait dans le jeu facile que je lui tends. J’ai toujours aimĂ© les filles. Un peu trop, sans doute. C’ est la solution de facilitĂ© pour oublier qu’on n’est qu’un pauvre tocard, pour se sentir vivant un moment avant de retourner Ă  sa propre fange. C’est moins cher que l’alcool
 Non, pas toujours. Et j’ai toujours su me servir de ma gouaille, ou pour motiver une tripotĂ©e de recrues psychopathes, ou pour convaincre une nana de faire un tour dans mon bureau. MĂȘme bourrĂ©, mĂȘme la gueule en vrac, je restais dĂ©positaire d’un terrible pouvoir d’attraction ; bien au-delĂ  du pouvoir de la sĂ©duction. J’étais le trou noir, le vide abyssal qui attirait les paumĂ©es et les filles qui n’avaient rien de mieux dans leur vie qu’un pauvre alcoolique aux mains pleines de sang. Je ne pousse pas plus loin. Ma femme vient de me quitter, mais je dois encore avoir son odeur sur moi. MĂȘme dans cet Ă©tat, j’ai droit Ă  un peu de dignitĂ©. Mais il y a l’alcool. Et il y a la folie. Je suis incapable de ne pas rĂ©pondre. Mais il y a sa gentillesse qui revient Ă  la charge. Franchement Jean, tu veux vraiment profiter de la situation, et t’avilir un peu plus ?Je hoche la tĂȘte, mince sourire aux lĂšvres, un peu triste, regard perdu sur les reflets lunaires que renvoient ses affaires. Je ne sens mĂȘme plus ma main quand elle la manipule. Tu n’as pas Ă  me remercier. J’ai fait ce soir ce que j’aurais dĂ» faire toute ma vie. Me battre pour une vraie raison, sans rien attendre en retour. Je l’ai pas fait souvent, alors profites-en. J’ai trop bu. Un autre soir, j’aurais peut ĂȘtre pensĂ© que t’aider n’en valait pas la peine, que ça ne valait pas le coup de me mettre en danger pour quelqu’un que je connais mĂȘme pas. De risquer de plus revoir ma femme et mes filles, juste pour une inconnue qui se balade sans rĂ©flĂ©chir dans les sales coins de la ville. Je redresse les yeux vers elle. Un peu plus rieur, la taquinant. Et je m’affligeais plus que nĂ©cessaire, car il Ă©tait Ă©vident Ă  mes yeux que j’aurais agi. Pas par courage. Par besoin, par dĂ©sir viscĂ©ral pour ce shoot d’adrĂ©naline, et cette suprĂ©matie acquise dans le sang. Tu peux serrer. Je sens plus rien, de toute façon. Si seulement c’était vrai. AprĂšs le shoot, aprĂšs l’orgasme de violence, ne restait que le reflux. Et la prise de conscience, Ă©niĂšme depuis ce matin, de ma bĂȘtise, de mon inconstance. De tout ce que j’avais perdu par incapacitĂ© Ă  me conduire correctement. Elle me rĂ©pare, se moque d’elle-mĂȘme, me questionne. Je glisse dans des eaux plus calmes, maintenant que la douleur s’en va, que l’alcool resserre son emprise comme mon seul et unique maĂźtre, oblitĂ©rant tout le reste. Visage qui se crispe, muscles maxillaires qui tressaillent. Elle se rapproche de mon visage, je dĂ©glutis, et acquiesce yeux fermĂ©s d’un signe. Laisse reposer ma tĂȘte si lourde sur le dossier de son canapĂ©. Tu ne trouveras pas de monsieur Nim en secourant les vieux clebs paumĂ©s. Mais non. N’appelle personne. Ma femme s’est tirĂ©e cette nuit. Avec nos deux gamines. C’est peut ĂȘtre mieux comme ça. Pour elles, je veux dire. Je ne suis pas quelqu’un de bien, Nim. lui confiais-je par dĂ©duction Ă©thylique, regard vitreux, avant de refermer les paupiĂšres. Mets moi juste des points sur la gueule pour Ă©viter que ma pommette ne se rouvre, et je rentre chez moi. J’ai fait assez de bĂȘtises pour aujourd’hui, sinon pour plusieurs vies. Je passe, aveugle, ma main bandĂ©e contre son bras, remonte jusqu’à son visage, que je caresse doucement au travers du bandage. Toi, tu es quelqu’un de bien. Alors, fais un peu plus attention. Il n’y aura pas toujours de chien fou pour te tirer de ce genre de guĂȘpier. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Ven 29 Mar - 704 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSJolie poupĂ©e de porcelaine, ensorceleuse au sourire charmant, ton joli minois trompe les dĂ©fenses des hommes. L’attirance, triomphe toujours de la mĂ©fiance. Tu l’as compris dĂšs ta premiĂšre mission. Tu n’as pas Ă©tĂ© surprise, tu n’as pas hĂ©sitĂ©. Qui de mieux qu’une jeune et jolie fille, pour approcher les avides machistes ? L’innocence. Tous guidĂ©s aveuglĂ©ment par leurs pulsions animales, bĂȘtes fauves ; toi aussi, toi aussi tu es une bĂȘte fauve, mais aux pulsions, bien plus sauvages. Utiliser cette enveloppe pour arriver Ă  ses fins, n’a jamais Ă©tĂ© un problĂšme. Ce corps, n’est pas le tiens. Tu as Ă©tĂ© conditionnĂ©. ConditionnĂ©e Ă  ne pas t’attacher Ă  cette ombre suivant tes mouvements. Tu te sens en dehors de cette prison de chair, tu te sens ailleurs, dans un non-lieu entre la rĂ©alitĂ© et le mensonge. Trop loin pour te sentir concernĂ©e par ce qui pourrait bien lui arriver, Ă  ce corps. Mais cet Ă©loignement commence Ă  se faire pesant. Peut-ĂȘtre ne s’agit-il pas d’éloignement, mais d’enfermement ? OppressĂ©e dans le conditionnement, ce sont tes pulsions qui Ă©touffent. Si cette enveloppe est quelconque, ce que l’on t’a demandĂ© d’enfermer Ă  l’intĂ©rieur l’est beaucoup moins. Et ça gronde, et ça hurle. Le dĂ©tachement ne fonctionne plus. Et tu le sens, tu le sens ce venin, empoisonner tes veines. Tu l’écoutes se perdre dans ses pensĂ©es, il s’éloigne lui aussi, hors du temps. Vers quels horizons imaginaires, se dirige-t-il ? Tu te voies l’accompagner dans ses rĂ©flexions, le suivre jusqu’à ses sordides souvenirs, qu’il ressasse. Tu n’as pas Ă  me remercier. J’ai fait ce soir ce que j’aurais dĂ» faire toute ma vie. Me battre pour une vraie raison, sans rien attendre en retour. Je l’ai pas fait souvent, alors profites-en. J’ai trop bu. Un autre soir, j’aurais peut ĂȘtre pensĂ© que t’aider n’en valait pas la peine, que ça ne valait pas le coup de me mettre en danger pour quelqu’un que je connais mĂȘme pas. De risquer de plus revoir ma femme et mes filles, juste pour une inconnue qui se balade sans rĂ©flĂ©chir dans les sales coins de la ville. » Oh Jean ... J’en profiterais, promis ... Quelle douce symphonie que celle d’un homme meurtri, dĂ©vorĂ© par les actions passĂ©es. Entendrais-tu des regrets ? Ne perds pas espoir Jean, la rĂ©demption t’attend. La rĂ©demption, par le sang versĂ©. Parce que toi aussi, tu ne comprends que la violence. Alors quel sang ? Quel sang verseras-tu, pour laver les pĂ©chĂ©s de l’humanitĂ© ? Tu l’écoutes tandis que tes mains tournoient autour de la sienne, pensive. Toute sa vie ? Se battre pour une vraie raison ? Pour quelles mauvaises raisons, se serait-il battu toute sa vie ? Tu classifies des scĂ©narios intĂ©rieurement, tu te rapproches, lentement. Trop lentement. Reviens. Existe-t-il de bonnes raisons de se battre, de toute façon ? Rappelle-toi, Ă  monde vĂ©nĂ©neux, hommes vĂ©nĂ©neux. Tu lui souris en coin, gĂȘnĂ©e ; oui il aurait pu mourir en te sauvant, sa famille ne l’aurait plus jamais revu, et il n’aurait Ă©tĂ© qu’un cadavre de plus dans cette ville putride. Le sacrifice, la bravoure, l’entraide, c’est ce que tu ne comprends. C’est ce qui ne colle pas. C’est sa faiblesse, sa douleur, sa peine. Tout ce qu’on t’a demandĂ© de rĂ©futer, depuis ta naissance. Tu poses sa main bandĂ©e et fixes tes menteuses prunelles dans les siennes Tu peux dire ce que tu veux, Jean, moi je pense, qu’ivre ou pas, bonne journĂ©e ou pas ... Tu serais venue m’aider. » Retournant au bandage, tĂȘte baissĂ©e, tu ajoutes Tu n’aurais pas juste ... passer ton chemin. J’y crois pas. » Bien sĂ»r qu’il serait venu. Il n’aurait pas manquĂ© une occasion, d’exulter. Il n’aurait pas manquĂ© une occasion, de se libĂ©rer. Ton presque offusquĂ© aprĂšs ce qu’il venait d’avouer, ce sont finalement des yeux amusĂ©s que tu poses sur lui. OcĂ©an d’émotions, cantonnĂ© Ă  n’en dĂ©voiler qu’une la sincĂ©ritĂ©, confectionnĂ©e de toutes piĂšces. MisĂ©rable sorciĂšre, croqueuse d’espoir. Tu peux serrer. Je sens plus rien, de toute façon. » Il se laisse doucement porter, il s’apaise, s’enfonce. Il s’éloigne, l’alcool l’emportant vers d’autres temporalitĂ©s. Tu contemples son Ă©garement. Au plus il coule, au plus il se rapproche de toi. Tu pars attraper la serviette et remontes t’asseoir plus haut. Il acquiesce, fermant les yeux, il laisse sa tĂȘte tomber sur le dossier. Il t’autorise Ă  continuer, s’abandonne entre tes mains. Tu savoures cette confiance, mĂȘme infime, qu’il accepte, de te livrer. Proche de son visage rougi, la distance se fait plus intime, propice Ă  la tu tapotes la serviette sur les plaies, tandis que ton noyĂ© danse avec ses dĂ©mons, dans une autre divagation Tu ne trouveras pas de monsieur Nim en secourant les vieux clebs paumĂ©s. Mais non. N’appelle personne. Ma femme s’est tirĂ©e cette nuit. Avec nos deux gamines. C’est peut-ĂȘtre mieux comme ça. Pour elles, je veux dire. Je ne suis pas quelqu’un de bien, Nim. » C’est ça, Jean. Livre-toi, donne-toi. Dis-moi, pourquoi sont-elles parties ? Pourquoi n’es-tu pas quelqu’un de bien ? Qu’est-ce qui pourrait bien pourrir ta vie et effrayer celle de ceux qui t’entourent ? Tu ralentis le mouvement sur ses pommettes, le fixant, faussement attristĂ©e Sauf si je suis aussi paumĂ©e, que ces vieux clebs ... » Tentes-tu en lui souriant timidement, mais rapidement tu pars laver la serviette dans la bassine. Tu lui fais de nouveau face, peinĂ©e Je suis dĂ©solĂ©e, pour ta famille. » Tu te repenches sur son visage, tapotant la peau dĂ©chirĂ©e qui crache encore son essence Je ne te connais pas Jean, mais ... j’te trouve trĂšs dur avec toi-mĂȘme. » AprĂšs tout, ne faisons pas de nous des cas Ă  part, il n’y a que de mauvaises personnes dans ce bas-monde. La bontĂ©, tu n’y crois pas, tu n’y as jamais cru. Toi, tu ne crois que ce que tu vois. Et ce que tu as toujours vu, c’est la destruction, c’est la brutalitĂ©, c’est l’effondrement, c’est la mort. Constante et omniprĂ©sente. Qui peut bien se vanter d’ĂȘtre une bonne personne, dans un tel univers de noirceur, de trahison, de bataille et d’enfer, dans lequel seul le pouvoir, compte ? Alors ne faisons pas de nous des ĂȘtres diffĂ©rents, car nous sommes tous mauvais. DĂ©vorĂ© par l’ambition, par la suprĂ©matie, par l’égoĂŻsme, par la folie. Tout dĂ©vorĂ©s. Mets moi juste des points sur la gueule pour Ă©viter que ma pommette ne se rouvre, et je rentre chez moi. J’ai fait assez de bĂȘtises pour aujourd’hui, sinon pour plusieurs vies. » Tu retiens un tressaillement. Comment ça, rentrer chez soi ? Maintenant qu’il est lĂ , il y reste. Tes gestes restent calmes, fluides, lĂ©gers, dĂ©licats, mais dans ta tĂȘte, ce n’est que dĂ©sordre et perturbation. Tu appliques la serviette, continuant de gagner du temps. Comment le retenir ? Peu de choix s’offrent Ă  toi. Il est Ă  deux doigts de sombrer, il a juste besoin, d’un petit coup de pouce. Creuses, Nim, tu sais ce que tu dois faire. Tu sais. Tu sais ... » Suspense, tu rĂ©flĂ©chis. Tu balances la serviette dans la bassine, descends du canapĂ© prĂ©parer le fil, dĂ©sinfecter l’aiguille et remplir la seringue, voyage jusqu’aux bras de MorphĂ©e. Tu reviens sur le canapĂ©, te rapprochant Ă  nouveau de son visage, la seringue disparait derriĂšre Jean, tandis que l’aiguille se rapproche de sa joue. Tu soupires ... Si tu veux, tu peux rester... ». Sourire bienveillant, tu reposes tes yeux sur la plaie appelant la soif, t’apprĂȘtant Ă  piquer, tu sens une main glisser de ton bras jusqu’à ton visage glacĂ©. Immobile, tu relĂšves tes claires pupilles vers les siennes, pleines d’incomprĂ©hension. Que fais-tu, Jean ? Il glisse vers toi. Viens, crĂ©ature dĂ©boussolĂ©e, que je puisse dĂ©chirer ton ĂȘtre. Le jeu commence, ton cƓur se rĂ©jouit, mais ta joie n’est qu’intĂ©rieure Toi, tu es quelqu’un de bien. Alors, fais un peu plus attention. Il n’y aura pas toujours de chien fou pour te tirer de ce genre de guĂȘpier. » Sauf si tu es, ce chien fou. Mais pas de ceux qui sauvent, tu es de ceux qui crĂ©ent, le guĂȘpier. Les dĂ©mons qui te hantent, s’esclaffent. Comment pourrais-tu ĂȘtre quelqu’un de bien, toi, pauvre chose torturĂ©e depuis le berceau. Qu’est-ce qu’ĂȘtre quelqu’un de bien ? Souviens-toi, Nim, tu ne crois pas en la bontĂ©. Parce qu’elle n’existe pas, encore moins dans ton cƓur. Malade de l’ñme, tu assassines tes Ă©motions Ă  coup d’indiffĂ©rence. Alors viens Ă  moi, fantĂŽme errant. Que tu aspires son essence enragĂ©e, que tu te nourrisses d’elle, comme on s’est nourri de la tienne. Ton visage se rapproche avec hĂ©sitation du sien. Il t’appelle. Il est trop loin dĂ©jĂ , trop loin pour rĂ©aliser quoique ce soit. C’est ta chance. Dans d’autres circonstances, dans d’autres contextes, d’autres lieux, tu n’aurais jamais eu pareille occasion. Et tu ne l’auras jamais plus. C’est ta chance. Et tu cours, inconsciente, vers elle. Ta main libre s’enfonce derriĂšre lui, Ă  la recherche du venin, rapprochant davantage ton doux minois de celui, abĂźmĂ©, de l’égarĂ©, les yeux brillants d’une hĂ©rĂ©sie inavouĂ©e ... Oh Jean ... » Le temps se suspend, alors que tes yeux se voilent progressivement d’une nouvelle noirceur. D’un coup sec, tu transperces sa peau, et vide la seringue Ă  l’intĂ©rieur de son corps ... Je ne suis pas, quelqu’un de bien ... » Murmures. Tes lĂšvres maudites, laissent entrevoir les blanches cannibales. La comĂ©die est terminĂ©e. Tu n’as plus qu’à admirer le poison s’emparer de sourire carnassier reste accrochĂ© Ă  ton visage illuminĂ©. Tu veux profiter de ce moment, avant que tout ne commence. Ta main appuyĂ©e sur l’accoudoir derriĂšre sa tĂȘte, l’autre vient caresser d’une malsaine tendresse, son visage assoupi ; ton visage toujours plus prĂšs du sien Mon tendre Jean ... Tu es Ă  moi ... ». Il est Ă  toi, souffles-tu. Rien qu’à toi. Il n’a plus qu’à parler. Ce n’est qu’un jeu, sordide certes, mais un jeu, avec des rĂšgles, tout comme la vie. Tu te redresses brusquement et prĂ©pares le terrain rapidement, chaise, cordes, scotch, la base. Tu ne comptes pas en faire des tonnes. AprĂšs tout, aucune Ă©claboussure. Tu enlĂšves ses chaussures, son haut, tu t’attardes sur les cicatrices que tu redessines du bout de ton doigt fin. Le palpant pour enlever tout objet indĂ©sirable, tu le fais tomber du canapĂ©, sur des planches Ă  roulette. Gaiement, tu le pousses jusqu’à une chaise, que tu as mis dans un coin reculĂ© de l’appartement. Tu peines Ă  asseoir l’épave sur son trĂŽne, mais y parvient enfin. Tu attaches ses poignets ensemble, entrelaçant la corde, paumes l’une en face de l’autre. Ensuite les pieds ensemble, au-dessus des chevilles, mĂȘme entrelacement. Tout est mĂ©canique, chorĂ©graphiĂ©, rĂ©alisĂ© dans un automatisme froid. Tu entoures son torse cette fois, la corde se croise derriĂšre son dos, puis de nouveau derriĂšre le dossier de la chaise, et de nouveau avec les bras ; puis elle refait le chemin inverse. Enfin, tu enveloppes ses avant-bras et ses mollets, avec du scotch. Tu hĂ©sites Ă  le faire pour ses cuisses, sourire en coin, ça sera moins drĂŽle. Il est prĂ©vu qu’il parte de chez toi, vivant, rien ne sert d’en faire des tonnes ; et puis, il se libĂ©rera sĂ»rement, et c’est ça qui est amusant. Tu pars chercher bouteille et cigarettes et te poses enfin, prĂšs de la fenĂȘtre. Tu avales une gorgĂ©e de la liqueur, rĂ©chauffant ton corps, avant de planter une cigarette entre tes lĂšvres et de l’embraser. Douce sensation que cette fumĂ©e meurtriĂšre, pĂ©nĂ©trant les voies et Ă©touffant les poumons. La lune Ă©claire ton visage serein, tandis que tu laisses Ă©chapper un nuage gris de ta bouche entrouverte. Il ne tardera plus Ă  revenir. Tu savoures toujours le calme, avant la tempĂȘte. Quelle Nim seras-tu alors ? La comĂ©die est-elle rĂ©ellement terminĂ©e ? Comment te croira-t-il maintenant ? Pourquoi ne pas lui montrer, Ă  lui, qui tu es ? Respire. Tu ne peux pas. Lui montrer qui tu es, mais le sais-tu seulement, Nim ? Ta mĂąchoire se crispe. Stupide comĂ©die, stupide jeu, stupide rĂšgles J’espĂšre, que tu es bon joueur. » Tu te sens froissĂ©e par tes propres pensĂ©es. Tu sens du mouvement, il revient doucement Ă  tes cĂŽtĂ©s. Tu continues de fixer la ville somnolente, expirant la voluptueuse fumĂ©e enveloppant ton visage fermĂ© Bon retour parmi nous, tu m’excuseras ... » Tu quittes ta contemplation, pour poser tes yeux assombris sur lui J’ai prĂ©fĂ©rĂ© aller droit au but. »c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights.DerniĂšre Ă©dition par NimhoĂ« Matveyev le Mar 2 Avr - 753, Ă©ditĂ© 1 fois Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Lun 1 Avr - 1400 Epave Ă  l’abandon dans un ocĂ©an de sang, frĂȘle esquif survivant d’un puissant vaisseau qui autrefois provoquait plus de peur et de larmes que de frustration. Ma tĂȘte dodeline Ă  moitiĂ© alors que je me force Ă  affronter la rĂ©alitĂ© de leur abandon, de leur disparition. J’étais privĂ© d’elles, et je ne savais pas encore si j’allais pouvoir les retrouver un jour, ni comment. Forcer les retrouvailles, retrouver les petites pour les emmener, m’enfuir avec elles, ça m’avait trottĂ© dans la tĂȘte toute la journĂ©e, mais je ne pouvais pas m’y rĂ©soudre. Ce serait simple, mais Jenna s’y opposerait avec toutes les extrĂȘmitĂ©s qu’elle pourrait requĂ©rir contre moi. Je ne voulais pas me retrouver confrontĂ© Ă  une situation pareille, parce que je savais trĂšs bien au fond de moi que je n’hĂ©siterais probablement pas longtemps si ma femme se mettait en travers de ma route. Ca ne me faisait pas peur, mais ça me dĂ©goĂ»tait malgrĂ© tout, et j’avais dĂ©jĂ  un goĂ»t de bile dans la bouche bien avant de dĂ©gueuler pour la premiĂšre fois ce soir. Je me sentais paumĂ©, Ă  la dĂ©rivĂ©, charriĂ© comme toujours par le destin au grĂ© des marĂ©es et des vents contraires qui m’agitaient dans tous les sens sans la moindre vergogne. Jouet de puissances supĂ©rieures ou amusement du destin, prenez ça comme vous voulez. J’étais bien, lĂ . J’avais toujours aimĂ© les femmes. Sorte de pommade apposĂ©e sur les plaies Ă  vif de mon Ăąme, lots de consolation Ă©phĂ©mĂšres Ă  une nature que je ne parvenais jamais Ă  combattre, Ă  repousser de façon pĂ©renne. Les femmes et le sexe n’avaient jamais Ă©tĂ© une addiction, mais des haltes bienvenues entre chaque tuerie. Jenna m’avait reprochĂ© mes infidĂ©litĂ©s. Elle avait voulu croire qu’un thĂ©rapeute pourrait m’aider Ă  aller mieux », mais c’était peine perdue. J’avais beau aimer mon Ă©pouse, la rage que j’avais Ă  l’intĂ©rieur ne passait jamais que dans le sang, ou contre la respiration d’une femme
 Parce que tout ça n’était pas liĂ© Ă  mon enfance, ni Ă  un manque d’amour, ni au shoot seulement du sexe ; j’étais malade, empoisonnĂ© depuis longtemps par l’adrĂ©naline et ses effets ravageurs, et je n’arrivais jamais autant Ă  me sentir en vie qu’en me battant ou en m’abandonnant Ă  quelqu’un. A prendre et donner, avec la malĂ©diction de ne pas savoir partager. C’était ça qui avait enfoncĂ© le clou de mon mariage ; je ne savais pas ĂȘtre un Ă©poux Ă  temps plein, et Jenna Ă©tait incapable de comprendre ce besoin permanent de me mettre en danger, de renverser par la force tous les obstacles. La jeune femme me bande la main. Croit que je suis un hĂ©ros
 Mais le hĂ©ros Ă©tait mort depuis longtemps, et avait Ă©tĂ© enterrĂ©, oubliĂ©, au moment mĂȘme oĂč l’atome fissurait le monde des hommes et des dieux, et que les FantĂŽmes devenaient fous pour de bon. Je perds encore le contrĂŽle, proche d’elle. L’impulsion me pousse Ă  vouloir en profiter
 Mais non. Le moment est passĂ©. Je ne suis pas un psychopathe comme Anders, ou McHall. J’ai ma folie, mais elle ne doit s’exprimer que dans la mort. Mon code moral est peut ĂȘtre inclinĂ©, bancal, et sans doute immoral pour beaucoup de gens. Mais je m’y tiens. Je ne profite pas de la situation. Pourtant, la jeune femme se rapproche. Me regarde intensĂ©ment, de ce genre de regard auquel je n’ai jamais su apporter la moindre rĂ©sistance. J’abandonne bien vite mon fameux code
 MĂȘme si une part de moi ne se laisse pas faire, essaie de me contraindre Ă  l’immobilisme, ou Ă  partir
 Mais c’est trop nous embrassons. Presque. Quelque chose me perce le cou et je me raidis. Me mords la langue, en me raidissant. Lui jette un regard chargĂ© d’incomprĂ©hension. De rage. DĂ©jĂ , je m’endors, et m’enfonce dans mes propres sans songes, mais la sensation de me perdre. La mer sur laquelle je me perds est dĂ©montĂ©e. Je n’y fais pas naufrage. Au bout d’un temps indĂ©fini, je remonte Ă  la surface. Inspirations lourdes, sifflantes. Visage endolorie. Vision trouble. Je suis collĂ© Ă  mon siĂšge. LittĂ©ralement. En partie dĂ©shabillĂ©, scotch contre ma peau. Attaches solidement nouĂ©es. Je suis Ă  sa merci
 De qui ? Nim. C’est Nim. La haine coule dans mes veines, glaciale. Elle sert de combustible Ă  ma rage qui s’embrase. Je ferme et rouvre plusieurs fois les yeux, essayant de plisser les paupiĂšres pour mieux distinguer mon environnement. Bouche pĂąteuse, mais le petit dodo m’a fait du bien. La chimie et l’alcool ne font jamais bon mĂ©nage, et j’ai un goĂ»t mĂ©tallique dans la bouche. Putain de merde, il fallait forcĂ©ment qu’il y ai un piĂšge, pas vrai ? C’est comme ça que tu me remercies ? Oh, merde sifflais-je en me rendant compte de la Je suis piĂ©gĂ©, putain de merde. Je me suis fait avoir comme un bleu. La haine. Elle seule peut me donner la force de faire ce qui Ă©tait nĂ©cessaire, d’endurer ce corps meurtri, abĂźmĂ© et fatiguĂ©, pour le dĂ©passer et me sortir de lĂ . Suicidaire incapable de passer Ă  l’acte, toujours Ă  se mettre en danger mais incapable d’abdiquer. Je la dĂ©visage, haineux, sourcils froncĂ©s, visage enflĂ© me donnant un air revĂȘche. Tu es qui, toi ? Nim » ? Pour qui tu bosses ? Le capitaine et le FantĂŽme revient Ă  la barre. Ca fait du bien. Le cƓur s’emballe, les muscles se gonflent. Je suis prĂȘt Ă  attaquer toute la russie Ă  moi tout seul. C’était malin le coup de la nana en dĂ©tresse. T’as pas dĂ» beaucoup forcer, pas vrai ? Ton joli petit sourire marche pas mal, hein ? Qu’est ce que je suis con. Est-ce que le mec s’est rendu compte de ce que t’étais, quand tu l’as provoquĂ© avec ton cul ? EspĂšce de malade mentale, dĂ©tache-moi, ou je jure que je me fais un masque avec ta gueule. Qui ? RescapĂ©e des laboratoires dĂ©truits pendant la guerre ? SƓur, Ă©pouse ou fille d’un ennemi trucidĂ© au combat ? Rat de laboratoire, rescapĂ©e d’un bain de sang ou
 Divine en quĂȘte de vengeance ?_________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mar 2 Avr - 802 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTSLa flamme du fond de tes entrailles, danse avec dĂ©lice, avec un dĂ©sir de reprĂ©sailles, et sur ton Ăąme joue l’éclipse. A jamais perdue dans les limbes d’une histoire sordide, devenue conte de fĂ©es, tu te complets dans cet abysse splendide. Tu ne connais que le froid de l’éternelle hiver, qui sommeille en ton cƓur. Soumise au bĂąillonnement de tous sentiments, c’est ta faim insatiable qui a fait taire la rancune. Combien de temps encore, la contiendras-tu ? Tu ne peux ĂȘtre que celle qui obĂ©it. Tout ce temps, tu n’as fait qu’obĂ©ir. A ton pĂšre, Ă  ta mĂšre, Ă  Liev, Ă  tes pulsions, Ă  ta faim, Ă  tous. Toutes ces annĂ©es, ils t’ont affamĂ©, privĂ© de tes choix. Tu t’es laissĂ©e Ă©craser, tu t’es laissĂ©e tomber, en Ă©change du savoir. Tu t’es offerte Ă  la destruction, pour devenir quelqu’un, pour servir Ă  quelque chose. Maintenant, tu sais. Maintenant, tu pourrais ĂȘtre qui tu veux, et cette perspective, bouleverse ton ĂȘtre d’une nouvelle fĂ©licitĂ©. As-tu encore besoin d’eux comme ils ont besoin de toi ? Le doute s’immisce dans ton esprit, il creuse difficilement mais se fraie un chemin. S’il parvient Ă  ce que tu renfermes, il en sera fini de toi. Tu ne peux pour le moment, que te raccrocher aux chaĂźnes de Liev, soigneusement enroulĂ©es autour de ta fumĂ©e caresse ton visage, tu Ă©coutes le silence pesant, flottant au-dessus de la ville. Tu devines les coeurs palpitants, battant Ă  l’arracher. Candides, ils espĂšrent des jours meilleurs, sans pour autant chercher Ă  ĂȘtre meilleurs eux-mĂȘmes. Ingrats pullulants tels des insectes saccageurs. Tu rĂ©pugnes ta propre espĂšce affligeante. Quelle fiertĂ© y-a-t-il de s’associer Ă  cette espĂšce cupide et insensĂ©e ? L’humanitĂ© n’aspire qu’à l’extermination, et tu es prĂȘtes Ă  lui donner ce qu’elle demande. Tu es prĂȘte au massacre et Ă  l’extermination, crĂ©e dans cet unique but, tu es prĂȘte aux milles ravages de ces Ăąmes en perdition. Elles murmurent Ă  ton oreille, suppliant de mettre fin au supplice de leur existence vermeille. Et bien que seul le froid, accompagne ta vie, c’est la chaleur de la rage qui t’enivre. Et lorsque cette chaleur, enflammera ton ĂȘtre entier, c’est un brasier, que tu dĂ©ferleras alors sur cette ville sans avenir. Nouvelle fumĂ©e dans laquelle tu te tapisses, tu reviens parmi les vivants. Sans quitter les Ă©toiles, tu le sens revenir lui aussi. Sans peine, tu imagines son incomprĂ©hension, que se passe-t-il ? Que se passe-t-il Nim ? Si tu savais. Si seulement tu savais, ce que tu comptais faire. Mais l’imprĂ©visibilitĂ© est ton maĂźtre, et tu ne fais que suivre ses pensĂ©es, ensorcelĂ©e. Tes prunelles gourmandes se posent finalement sur la carcasse colĂ©reuse. Putain de merde, il fallait forcĂ©ment qu’il y ai un piĂšge, pas vrai ? C’est comme ça que tu me remercies ? Oh, merde. » Tu aspires une nouvelle bouffĂ©e, et viens t’adosser au dos du canapĂ©, en face de lui, restant Ă  une distance raisonnable, pour le moment. Tu souris amusĂ©e, plus de faux semblants. Finis la comĂ©die, tu veux jouer. Tu te penches en avant Voyons Jean, tu crois encore aux gentilles filles polies et bienveillantes ? C’est un mythe, ça n’existe pas ... » D’abord sur le ton de la confidence, tu finis par sourire, moqueuse DĂ©solĂ©e de te l’apprendre comme ça. » Charmante dĂ©esse des enfers, tu sers le sarcasme avec plaisir, n’espĂ©rant qu’alimenter la haine dont il est dĂ©jĂ  l’esclave. Tu la vois embraser ses yeux, tandis qu’elle accentue ta faim Tu es qui, toi ? Nim » ? Pour qui tu bosses ? » La colĂšre le nourrit, le renforce, tu le vois se laisser envahir par elle. Il la rĂ©clame. L’épave renait de ses cendres calcinantes. Tu t’en enchantes. Laissant la question dans le vide, tu n’y rĂ©ponds pas. Tu ne voudrais pas lui donner ce qu’il demande. Tu attends l’explosion, mais tu veux d’abord ce que tu es venue chercher. Des rĂ©ponses. Un Ă©claircissement sur ce qui alimente le chaos de cette citĂ©. Comment agir sans savoir ? Tu ne le sais que trop bien, auparavant ignorante, tu as conscience maintenant, de l’importance de la connaissance. C’était malin le coup de la nana en dĂ©tresse. T’as pas dĂ» beaucoup forcer, pas vrai ? Ton joli petit sourire marche pas mal, hein ? Qu’est ce que je suis con. Est-ce que le mec s’est rendu compte de ce que t’étais, quand tu l’as provoquĂ© avec ton cul ? EspĂšce de malade mentale, dĂ©tache-moi, ou je jure que je me fais un masque avec ta gueule. » Tu effectues une rĂ©vĂ©rence théùtrale, remerciant les compliments sur sa prestation, on ne peut plus convaincante Merci, c’est vrai que j’ai un talent, disons, naturel. » Non, Jean, tu n’es pas con. Juste troublĂ© par un passĂ©, que tu penses et espĂšres, encombrant. Tu ne peux que remercier son manque de mĂ©fiance, et son penchant pour le breuvage envoĂ»tant. Tu fronces lĂ©gĂšrement les sourcils, sĂ©vĂšre. Ce ne sont pas des victimes Ă  plaindre. Personne n’est Ă  plaindre, chacun fait ses choix, et chacun doit en assumer les consĂ©quences Les hommes n’ont pas besoin d’ĂȘtre provoquĂ©, ce sont eux qui provoquent ; ils sont attirĂ©s par ce qui leur est interdit, ou ce qui leur est dangereux ... » Sourire charmeur, tu tires sur la cigarette Et ce n’est quand mĂȘme pas ma faute, si mon cul est attrayant ... » Petit regard malicieux et sourire en coin. Il sait de quoi tu parles. Il l’était aussi, dans ses filets, le joli petit renard. Tu prends un air exagĂ©rĂ©ment outrĂ© Un masque avec ma gueule ? Et c’est moi la malade mentale ? » Tu hoches la tĂȘte et repars vers la fenĂȘtre, Ă©crasant ta cigarette dans un cendrier sur le bureau, tu t’empares d’une aiguille Ă  tricoter mĂ©tallique. Liev ne t’ayant pas autorisĂ© Ă  prendre tes armes, il fallait bien faire avec les moyens du bord. Tu passes derriĂšre lui, laissant ta main se perdre dans ses cheveux, tu te penches, non loin de son oreille, murmurant En fait, il faut que je t'avoue, je me sers du conflit comme prĂ©liminaire ... » Tu en fais le tour, sourire narquois, tu te postes devant lui, l’aiguille dirigĂ©e subitement, Ă  deux millimĂštres du creux intĂ©rieur de son oeil gauche. Le bout de l’aiguille continue de le menacer, tandis que tu te rapproches, au-dessus de lui Si tu bouges, je te lobotomise. Ne me tente pas. » Sourire carnassier, tu l’as dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©, tu as adorĂ©. Mais tu ne voudrais qu’il use, tout de suite, de sa tĂȘte libre pour gĂącher ce moment. Tu viens te poser Ă  califourchon sur ses jambes, ton amusant outil, fermement prĂȘt Ă  s’enfoncer dans la chair globuleuse. Ta main libre court de son Ă©paule jusqu’à sa nuque, et finit par s’agripper Ă  une poigne de cheveux. Tes prunelles brillantes de dĂ©mence, plantĂ©es dans celle de ton tendre Jean, tu affiches un mince sourire J’enquĂȘte sur les Mad Foxes, je sais que tu en fais parti. » Coup de bluff, tu n’as aucune certitude, mais il y a tellement de coĂŻncidences. Tu le sens, tu as raison. Imperceptible, tu guettes, le moindre froissement. Tu ne peux pas te tromper, entre ce que tu sais, ce que tu as vu, ce que tu sens, il ne peut y avoir de doutes. Tu glisses ton bassin jusqu’au sien, tu claques ta langue contre ton palais, l’aiguille suggĂ©rant dangereusement l’immobilitĂ© Je me fiche de ce que vous faites, ce que je veux savoir, c’est pourquoi le gouvernement, s’intĂ©resse tellement Ă  toi ? Ce que je veux savoir, c’est ce que tu as fait, pour qu’ils t’apprĂ©cient autant ? » Ironie. Viens Ă  moi. Mes pulsions n’attendent que de rencontrer les tiennes, avec le sourire.c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Mer 10 Avr - 1959 EnfermĂ©. AttachĂ©. AttachĂ©, putain ! Comme un animal, une bĂȘte fauve. CrĂ©ature qu’il faut enchaĂźner pour l’empĂȘcher de mordre. Ca me fout en rogne. Ca m’a toujours rendu barge. Je pars en vrille, avec les neurones qu’il me reste, dans un endroit perchĂ© dans le fin fond de mon crĂąne oĂč toutes les connexions ne se font plus. Cette connasse m’a fait me battre, m’a charmĂ© en me jouant du pipeau et m’a refait encore boire. Elle m’a attachĂ©. Pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre qu’elle attend quelque chose de moi. Et que ce quelque chose ne va pas me donner envie de me mettre Ă  table comme ça. Cette garce s’amuse de la situation et j’enrage encore plus. Se nommer nous-mĂȘmes Foxes » n’est pas qu’en souvenir de notre ancien indicatif de peloton, une vie plus tĂŽt. C’est aussi parce que nous sommes tous des prĂ©dateurs, tous plus ou moins malins, et tous Ă  pĂ©ter des cĂąbles quand on nous enferme. Je la dĂ©taille du regard. Et je me dis putain que j’ai vraiment fait une connerie en me rĂ©frĂ©nant depuis six ans. C’était si bon, si libĂ©rateur, de pouvoir se lĂącher sur le front. Ces conscrits qu’il fallait interroger. Qu’on tabassait Ă  mort mĂȘme quand on avait dĂ©jĂ  obtenu les informations voulues. Gratuitement. Par expĂ©rience. Pour repousser nos limites. Ces gens qu’on dĂ©coupait tout vifs, qu’on pelait encore conscients pour voir quelle dose de douleur ils Ă©taient capables d’encaisser et combien de temps ils tenaient. Ces palpitants Ă  moitiĂ© dĂ©senclavĂ©s, rompus, qui barbouillaient les salles ou tentes d’interrogatoire. Ricanements de hyĂšnes et plus de renards, quand on entendait les hurlements. Certains nous avaient glacĂ©. Mais la peur et l’horreur, ça faisait le mĂȘme effet que la puissance et la mort. J’avais moins pris mon pied que d’autre ; la douleur pour la douleur m’était totalement inutile pour prendre mon pied. Inepte, mĂȘme. La souffrance pour la vengeance, elle
 C’était comme un rail de coke, ou un litron de whisky frelatĂ©. Elle est belle, cette conne, Ă  me toiser de loin, Ă  fumer. La petite chose que je sentais chez elle, c’était pas du tout du dĂ©sir. C’était du putain de danger. Je le sentais maintenant. Trop bourrĂ© pour m’en rendre compte. C’était ça qui m’attirait chez elle ; la perspective de l’abĂźme, de la noirceur qu’incarnait le fond de ses yeux. Je crache par terre. Glaviot de bile, de salive et de sangs mĂȘlĂ©s. Rien Ă  foutre de ruiner ce plancher, ou tout le reste. Je la regarder droit dans les yeux, comme ces drones japonais vous fixaient avant d’ouvrir le feu. Ta gueule. Tu crois que je t’ai attendue pour savoir que la vie Ă©tait injuste ? La vie est injuste parce qu’il existe une tonne de gens comme moi. Et comme toi, visiblement. On se trouve les uns les autres et puis ensuite, on se tue. Promesse sous-jacente, dĂ©lice elle, de lui briser les os Ă  force de transpercer ses poumons, entre les cĂŽtes, cognant comme un sourd jusqu’à la garde. Elle ne me rĂ©pond pas ; Pourquoi le ferait-elle ? Je ne le cherche pas vraiment. J’ai mal au crĂąne comme aprĂšs une cuite monumentale, et je ne suis au point peut ĂȘtre que sur un tiers de mes capacitĂ©s, de mes compĂ©tences. Je ne peux pas renverser des montagnes, mais je vais quand mĂȘme essayer. La haine me guide et me pousse en avant. Avec ma bonne vieille haine, tout devient possible. Je repasse en revue dans ma tĂȘte entrĂ©es, sorties, ouvertures. La chaise est solide. Mais je suis lourd. Je peux la briser. Elle sera plus rapide. Lame ou aiguille, de toute Ă©vidence, mais elle sera assez rapide pour me rĂ©gler mon compte. Sois un renard, Jean, mais un renard continue de se la pĂ©ter, et de croire qu’il suffit d’un beau petit boule pour me faire perdre les pĂ©dales. Elle a raison, sans doute. J’ai toujours Ă©tĂ© le genre de type Ă  profiter de la moindre occasion. Sans vergogne. Sans limite. Mais il y avait chez moi un besoin, et un dĂ©sir, qui Ă©taient bien plus impĂ©rieux que celui de baiser. Mais voilĂ  qu’elle coupe court Ă  toute sorte de mouvement de ma part, en me fixant l’oeil d’une aiguille qui pointe juste devant et me fait Ă  demi loucher jusqu’à ce que je ferme la paupiĂšre. Elle s’assied sur moi, me questionne. Elle sait, dĂ©jĂ , pour les Foxes. Quand Ă©tait-ce ? L’alcool et la migraine foutaient le bordel dans ma tĂȘte et dans la temporalitĂ© de mon existence. Je la regarde, goguenard, alors que je bouge bassin et jambes sous elle pour crĂ©er l’ouverture, l’empĂȘcher de s’appuyer solidement sur un corps de roc. Je crois que ma petite histoire avec madame la prĂ©sidente a fini par se savoir. Sourire imbĂ©cile fixĂ© sur les lĂšvres. Et je ricane, avant d’écarter les jambes d’un coup pour la faire glisser, chanceler. Assez pour une ouverture. Je suis pas rapide, mais je suis costaud. Je sens linstant, pour l’avoir dĂ©jĂ  vĂ©cu. L’instinct de mort, travaillĂ© par vingt ans de tueries. Mon front s’écrase contre son visage et l’envoie en arriĂšre. Je grogne et gueule de rage et d’effort en me redressant Ă  moitiĂ© et en balançant mon corps en arriĂšre, puis sur le cĂŽtĂ©. Choc de la chaise contre la table, ferronneries patinĂ©es par le temps. Assez solides
 Deux pieds se brisent. Le dossier. Les piĂšces de bois tombent mais certaines restent, chaise Ă  demi fracassĂ©, Ă  cause des liens, qui se sont enfoncĂ©s dans mes mollets et sur mes tibias, au moment oĂč le choc a tout cassĂ©. Elle est dĂ©jĂ  debout, plus leste et plus agile que je ne le serais jamais. Poings redressĂ©s, Ă  moitiĂ© handicapĂ© par les liens plus ou moins tendus qui m’attachent toujours aux dĂ©bris. Tu veux danser, Nim » ? Poing qui s’ouvre, se dĂ©plie. Lui fais signe de venir. Tu vas regretter de m’avoir attachĂ©, putain de garce. _________________ Oh, can't anybody see,We've got a war to fight,Never found our way,Regardless of what they can it feel, this wrong,From this moment,How can it feel, this In the morning light,I feel, No more can I say,Frozen to myself. NimhoĂ« MatveyevMessages 455CĂ©lĂ©britĂ© natalie officiel/officieux photographe - reporter / infiltrĂ©e russeDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7Points de Marave 0Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Jeu 18 Avr - 933 TENDS MOI LA MAIN, QUE JE BOUFFE TES DOIGTS Ta gueule. Tu crois que je t’ai attendue pour savoir que la vie Ă©tait injuste ? La vie est injuste parce qu’il existe une tonne de gens comme moi. Et comme toi, visiblement. On se trouve les uns les autres et puis ensuite, on se tue. » Ses mots traversent ton corps renfermant le tumulte qui t’étouffe. De quelle injustice parle-t-il ? De quelle justice parle-t-on ? Ce ne sont que des mots, des idĂ©es, des mensonges. Toujours plus de mensonges pour dissimuler la vĂ©ritĂ©. Tellement dure Ă  avaler, ils prĂ©fĂšrent se noyer avec. LĂąches, ils se mentent en s’aveuglant, choisissant la facilitĂ©, ils la rĂ©futent ces aveugles beuglants. Ton esprit s’effrite, tu secoues la tĂȘte, souriante. Vous seriez la cause de l’injustice ? Vous seriez les seuls responsables des tourments de la vie ? Trop facile de nommer des responsables aux sombres dĂ©sirs de l’homme Oh arrĂȘte, il n’y a pas plus d’injustice, qu’il n’y a de justice, et je suis sĂ»r que tu le sais trĂšs bien. La seule chose qui existe, ce sont les hommes et leur insatiable aviditĂ©. » Silence. Tu ries sur tes paroles profondes, serais-tu d’humeur philosophe ? Tu n’as pas assez de morale pour guider les hommes vers l’illumination, mais cette insuffisance te permettra de les guider jusqu’au chaos. Ton rire s’éteint dans un nouveau souffle grisĂątre, Ă©treignant ton visage Ă  l’expression soudain lointaine. Comme moi ... A-t-il dit ? Il se croit responsable de ses actes. Le pauvre renard serait-il tordu par les remords ? Tu n’oses le croire. Une telle beautĂ©, une telle richesse, une telle hargne ne devrait point culpabiliser de l’impact de son talent. Tes prunelles Ă©trangement scintillantes transpercent l’homme intĂ©rieurement torturĂ©. Tu cherches Ă  le lire, orage grondant, tu t’imprĂšgnes de la haine qu’il dĂ©gage. Il enferme quelque chose, scellĂ© par les chaĂźnes de son Ăąme, il contient le trĂ©sor. Il contient la vĂ©ritĂ©. La vĂ©ritĂ© voilĂ©e, mais il en a conscience, il le sait. La vĂ©ritĂ© sur ce qu’il est capable de faire pour abreuver ses pulsions. Ton visage inexpressif est doucement dĂ©chirĂ© par le sinistre sourire qui vient crever tes lĂšvres froides. Quel personnage intrigant. Tu ne l’imaginais pas aussi, enflammĂ©. Et c’est ton essence qu’il enflamme Éclaires-moi Jean, qu’est-ce que sont les gens comme moi ... Comme toi ? » Ton visage sournoisement interrogateur, disparait dans un nouveau nuage te diriges vers le bureau et revient prĂšs de lui avec l’aiguille, qu’une fois sur ses genoux, tu pointes vers son Ɠil, menaçante. Il louche, tu le fixes, sourire venimeux toujours accrochĂ© Ă  ta bouche. Le jeu est amusant, tu espĂšres qu’il s’amuse autant que toi. Il est ailleurs, dĂ©crochant parfois. C’est au nom des Mad Foxes qu’il commence Ă  gesticuler discrĂštement. Mais tes yeux, submergĂ©s de convoitises, restent attachĂ©s aux siens. Tu es l’humanitĂ©, dont l’aviditĂ© est insatiable Je crois que ma petite histoire avec madame la prĂ©sidente a fini par se savoir. » Si tes prunelles restent d’ébĂšnes, ton cƓur s’exalte. La prĂ©sidente ... C’est la voie. Tu avais raison, tu le savais. Ton joli renard regorge de secrets. Tu les dĂ©sires tant. Tu dĂ©sires ses connaissances, ses souvenirs, ses fantĂŽmes. Tu les dĂ©sires tant. SorciĂšre tenaillĂ©e, l’envie t’assassine. Mais son ricanement assombrit de nouveau ton ĂȘtre, qui s’empare d’une nouvelle mĂ©fiance. Trop tard. Ses jambes s’ouvrent sous toi. Tu te sens perdre l’équilibre, tu pers appui, ton arme s’éloigne de sa cible, ta mĂąchoire se crispe. Tu ne vois que son visage se rapprocher et n’entends que le fracas de son front contre le tien. La violence du coup t’éjecte de son corps, tandis que tu t’écroules plus loin. SonnĂ©e, tu fixes le plafond. Tes yeux ne regardent rien, envahie par l’obscuritĂ©, tu te nourris de la seule chose Ă  laquelle te raccrocher. Ses hurlements. Ils transpercent la piĂšce, le silence, l’espace, tout comme ton cƓur. Tu tournes la tĂȘte, pour apercevoir le spectacle d’un homme s’arrachant de ses chaĂźnes. Cette fiĂšvre qui Ă©mane de lui, imbibe l’atmosphĂšre et empoisonne ta frĂ©nĂ©sie. Tu esquisses un sourire, et tes doigts se resserrent autour de ton Ă©pingle. Rapidement tu te redresses et t’éloignes de lui, touchant de ta main libre ton front douloureux. Grimaçante, tu reprends tes esprits au mĂȘme moment oĂč Jean se dresse devant toi. Des restes de chaise, par ci, par lĂ . Tu affiches une mine boudeuse en hochant la tĂȘte C’est dommage, je l’aimais bien cette chaise. » Il n’est pas totalement libre, toujours quelques liens le retiennent, mais sĂ»rement pas pour bien longtemps. Tu ne te fais pas d’illusions, et le coup portĂ© Ă  ta tĂȘte n’en est qu’une preuve supplĂ©mentaire s’il t’atteint, tu ne feras pas le poids. Plus fort que toi, plus grand, plus costaud, il n’y a qu’une solution. Glisser telle une anguille, et frapper stratĂ©giquement. L’aiguille insolente, danse entre tes doigts. Que c’est rĂ©jouissant Tu veux danser, Nim » ? » Sourire charmeur, tu te balances curieusement, taquines. Tes pupilles effrontĂ©es s’harponnant Ă  sa dĂ©termination, tu amĂšnes l’aiguille jusqu’à ta langue indĂ©cente, qui vient lĂ©cher le mĂ©tal froid dans toute sa longueur Seulement avec tes dĂ©mons, Jean. » Laisse-les t’envahir, prendre possession de la marionnette que tu es, que nous sommes tous. Laisse-les dĂ©vorer les derniers fragments de peine qui t’immobilisent. Il te fait signe de venir jusqu’à lui, pendant que l’aiguille tournoie Ă©lĂ©gamment entre tes doigts. Il te dĂ©fit Tu vas regretter de m’avoir attachĂ©, putain de garce » Tu aurais peut-ĂȘtre dĂ» l’attacher mieux que ça, tu aurais pu le cuisiner plus tranquillement. Mais c’est tellement plus drĂŽle comme ça. Tellement plus drĂŽle. Tu cesses le balancement La menace, ne m’a jamais Ă©patĂ©. Mais je t'en prie, fais moi ce plaisir. » Rictus en coin, l’aiguille met fin Ă  la valse avec tes doigts, pour se planter dans ta main fermement devenue poing. Tes prunelles se vident, le sourire s’efface, le silence suspend le temps. Tu te laisses possĂ©der par le poison que reprĂ©sente tes annĂ©es de dĂ©licieuses souffrances. Tu le sens couler dans tes veines, pulser ton sang, tabasser ta personne. Il mange tes sens, dĂ©vore tes yeux, dĂ©truit tes pensĂ©es, murmure l’horreur. Trouble ouragan. Tes dĂ©sirs ont des dĂ©lires, que tu ne peux pas taire. Tu te prĂ©cipites vers lui, froide et dĂ©terminĂ©e. BĂȘte sauvage, tu fonces droit dans la gueule du canidĂ©. Mais tu te laisses soudainement glisser au sol Ă  sa droite, avec vivacitĂ© tu profites de la fenĂȘtre pour transpercer brutalement la chair de son mollet. Laissant un trou vomissant rouge sur ton passage, les mouvements s’enchaĂźnent accompagnĂ©s d’un aplomb brutal. AprĂšs que ton aiguille ait goĂ»tĂ© le sang et l’alcool, le coude du mĂȘme bras vient s’écraser dans le creux de son genou droit ; et ton corps tournoie de maniĂšre contrĂŽlĂ©e, dans un mouvement donnant puissance Ă  ton pied venant s’abattre dans le creux du genou gauche. Le mĂȘme mouvement, continue et te ramĂšne debout. Deux secondes et demi. GlissĂ©e, plantĂ©e, coup de coude, frappe du pied, debout. Équilibre fragilisĂ©. Ouverture. Tu sautes sur son dos, espĂ©rant dĂ©finitivement le dĂ©sĂ©quilibrer. Et s’il y a beaucoup de chances pour qu’il t’écrase ensuite, tu ne peux que courir aprĂšs le danger, sinon c’est toi qui t’écroules. Tu imagines cette aiguille dĂ©chirant son corps, le trouant jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un cratĂšre sanguinolent. Mais tu l’aimes bien Jean, il sait faire la fĂȘte. Tes bras s’enroulent autour de son cou, ton arme provisoire pointĂ©e sur sa jugulaire commence Ă  entailler la peau. Ton visage vient se nicher prĂšs de son oreille gauche, tu souffles langoureusement C’est vivifiant, nan ? De faire ce pourquoi on a Ă©tĂ© entraĂźnĂ© toute sa vie ... » Sous-entendus, tu tĂątonnes, en profitant pour essayer de le faire cracher quelques infos. Gouvernement, prĂ©sidente, quel intĂ©rĂȘt envers ce bandit, s’il n’a pas dĂ©jĂ  commis des choses plus graves qu’ils veulent faire taire, ou volĂ© quelque chose d’important, qu’ils veulent rĂ©cupĂ©rer. Mais ses compĂ©tences de combat il les a acquis quelque part, Ă  l’armĂ©e ? Ce ne sont que des suppositions. Ta langue vient titiller son lobe, tandis que tes dents rieuses viennent le mordiller Vilain petit renard, qui joue les revanchards. »c AMIANTE_________________Quand, dans le ciel d'amouroĂč mon Ăąme est ravie, Je presse sur mon coeur un fantĂŽme adorĂ©, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dĂ©vorĂ© !— Alfonse de Lamartineavatar lux aeternacode northern lights. Jean RaulneAu revoir, Ă  jamaisMessages 6851CĂ©lĂ©britĂ© Christian BaleAlias Black FoxMĂ©tier officiel/officieux Market Analyst / BraqueurDossier CentralEquipe AucunePoints de Baston 7+1Points de Marave 4Sujet Re [Livre I - TerminĂ©] Tends moi la main, que je bouffe tes doigs Ven 19 Avr - 033 La survie. Peur de la mort ? Je ne sais pas. Impossible de m’y rĂ©soudre en tout cas. Toutes ces annĂ©es Ă  tromper la Faucheuse, sur le champ de bataille ou en dehors, mais sans pouvoir pour autant m’empĂȘcher d’aller Ă  sa recherche, en quĂȘte d’elle, de sa compagnie. Je ne pouvais pas m’en empĂȘcher, comme ce soir. Peut ĂȘtre que quand elle me trouvera, finalement, je serais heureux de l’accueillir comme une amie, comme ma plus fidĂšle compagne depuis le dĂ©but de ma vie d’adulte. Bien plus prĂ©sente et loyale que ne l’aura jamais Ă©tĂ© mon Ă©pouse, qui s’est barrĂ©e avec mes filles, les prunelles de mes yeux. La fille que je regarde, cette espĂšce de tarĂ©e, est un prĂ©dateur. Je suis un renard, un renard noir. Une crĂ©ature maligne, qui tue pour vivre mais qui n’a rien contre des combats inĂ©quitables contre des cibles plus petites que lui. Tuer, que ce soit facile ou non, reste tuer. L’émulation de mes compĂ©tences de tueur ne se fait qu’au dĂ©triment de mon instinct de survie, mais celui-ci prend toujours le dessus Ă  un moment ou Ă  un autre. La garce dĂ©blatĂšre Ă  propos de ce qui est ou non de la justice. Elle est dangereuse. Je la jauge d’un Ɠil amoindri par l’alcool, par la drogue qu’elle m’a injectĂ©e et par l’obscuritĂ©. Mais je m’y connais, en tueurs. J’en ai façonnĂ© des tonnes, en quinze ans d’armĂ©es. J’en suis un moi-mĂȘme, et j’ai appris Ă  des dizaines d’autres comment devenir meilleurs. Elle est dangereuse, pas parce qu’elle est d’un physique terrifiant. PlutĂŽt petite, ça lui donnait un avantage pour l’esquive. Pas trĂšs forte, sans doute, encore qu’elle paraĂźt assez solide pour encaisser un temps, et pour enchaĂźner le duel un moment sans faillir. Je l’ai dĂ©jĂ  vu, c’est son agilitĂ©, sa principale force. La prĂ©cision d’un corps tout vouĂ© Ă  son art qu’était la mort. Le mien Ă©tait la guerre, pas le meurtre en lui-mĂȘme, pas comme elle. Nous Ă©tions diffĂ©rents. J’étais l’arme automatique ; robuste et moderne, capable de tuer Ă  la pelle. Mais elle Ă©tait le poignard, petite mais capable de donner la mort d’un seul coup. Je crache presque, glaviot pour moitiĂ© bileux, pour moitiĂ© ensanglantĂ©, alors qu’elle ne semble accorder de crĂ©dit qu’à l’amusement que j’étais capable de faire naĂźtre chez elle. Mais qu’est-ce que tu crois ĂȘtre toi, putain ? Je sais trĂšs bien ce que je suis, moi. Et toi, ça fait pas le moindre doute. On est tous les deux des tarĂ©s. Des monstres. Tu vois le genre ? On est des prĂ©dateurs pour les gens normaux. Pour ceux qui vivent sans le besoin de tuer quelqu’un d’autre pour se sentir entier. Elle Ă©tait dangereuse physiquement, mais c’était surtout dans sa tĂȘte, le principal danger. Je le vois dans ses yeux. Cette lueur de folie pure. D’absence de retenue, de contrĂŽle sur la morale, ou sur la suite des Ă©vĂ©nements. A ses yeux, je ne suis qu’une gourmandise. Un pair, peut ĂȘtre. Si rare dans cette vie de civile qu’elle ne m’a pas encore tuĂ©, alors qu’elle pourrait sans doute le faire plus facilement compte tenu de mon Ă©tat, ce soir. Je suis assez bourrĂ© pour tomber tout seul. Seules la rage et la haine me poussent en avant, ça et l’incroyable dĂ©fi qui Ă©mane d’elle, de cette situation. Comme toujours
 Je suis incapable de me rendre sans me battre Ă  mort, avec toute la cruautĂ© et le vice que je suis capable de mobiliser. Toujours ce fait partie de ces frappĂ©s qui confondent baston et sexe. Qui jouissent indiffĂ©remment de l’un comme de l’autre. J’en ai la certitude. Mais nulle sensualitĂ© dans le ballet de nos corps. Force et agilitĂ©, au service de la mort et de la mort seule. Alors, tu vas ĂȘtre servie. Elle est shootĂ©e Ă  l’adrĂ©naline, ou quelque chose de pire encore, qui submerge ses sens. Je me rends compte qu’elle aime vraiment tuer ; ce n’est pas qu’un besoin chez elle. C’est un art. LĂ  oĂč je fais preuve d’une sanglante efficacitĂ©, elle dresse un portrait de notre temps Ă  l’aide de ses maniques Ă©car ï»żTu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Baby, I see what's on your mind, i seeBĂ©bĂ©, je vois ce qu'il y a dans ton esprit, je voisYou try to find another lie, for me, and when I ask about itTu essaies de trouver encore un mensonge, pour moi, et lorsque je te demande pourquoiWhen I ask you're hiding from meLorsque je te demande pourquoi tu te cachesConfusing thoughts and mystery, i see, our love was just a fantasy. For me, you played me like nobodyDes pensĂ©es confuses et mystĂ©rieuses, je vois, ton amour Ă©tait simplement pour t'amuser. Pour moi, tu as jouĂ© avec moi comme tu n'avais jouĂ© avec personneWhen you were everything for meQuand tu Ă©tais tout pour moi Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime commĐ” un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ?Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as euĐ”, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Another face, no sympathy, from meUn autre visage, aucune sympathie, de ma partYou turned me into your enemy, i see, don't wanna talk about itJe suis devenue ton ennemie par ta faute, je vois, je ne veux pas en parlerCause I don't have no reason to believe youPuisque je n'ai aucune raison de te croireConfusing thoughts and mystery, i seeDes pensĂ©es confuses et mystĂ©rieuses, je voisOur love was just a fantasy, for me, you played me like nobodyNotre amour Ă©tait juste une fiction, pour moi, tu m'as manipulĂ© comme personneWhen you were everything for meQuand tu Ă©tais tout pour moi Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ?Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ? My soul is hollowMon Ăąme est floueI know what you're hiding from me, 'nd maybe tomorrowJe sais que tu te mĂ©fiais de moi, peut-ĂȘtre que l'on se reverra demainI'll see what you want me to seeJe verrai ce que tu veux de moi, ce que tu veux voirT I, T I baby, T I, baby Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ?Tu m'as bien ciblĂ©e, rampampamTu as tirĂ©, tu m'as eue, je dis mince, rampampamJe vois la satisfaction dans tes yeux, rampampamJe t'aime comme un fou, dis-moi pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Time Out ditCapucine mesure 1m80. ThĂ©odora mesure 1m60. Pour l’une, se taire c’est faire face au vide, elle ne cesse de parler. Pour l’autre, prendre la parole c’est se jeter dans le vide, elle Ă©coute et se tait. À quoi tient-il que l’on parle peu ou prou ? La parole, fil tendu entre soi et l’autre ? Mais quand les mots manquent ? Monologues, dialogues, tableaux, danses, jeux explorent le rapport intime de l’individu Ă  la e-mail que vous allez vraiment aimerVous ne pourrez plus vous passer de notre newsletter. GrĂące Ă  elle, dĂ©couvrez avant tout le monde les meilleurs plans du entrant votre adresse mail, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre politique de confidentialitĂ© et de recevoir les emails de Time Out Ă  propos de l'actualitĂ©, Ă©vents, offres et promotionnelles de nos partenaires.🙌 GĂ©nial! Vous ĂȘtes inscrit!Merci de vous ĂȘtre inscrit! N'oubliez pas de jeter un Ɠil dans votre boĂźte mail, pour dĂ©couvrir trĂšs bientĂŽt votre premiĂšre newsletter! Tu as une beautĂ© enfantine ton rĂȘve engendre l'espoir ta patience dĂ©passe la nature tu reprĂ©sentes l'avenir de ton peuple Dans tes yeux je lis mon histoire. Tu luttes contre le dĂ©sespoir tu oublies les malheurs tu ne baisses jamais les bras tu es un oiseau qui chante sa libertĂ© Dans tes yeux je vois l'avenir. Tu confrontes la rĂ©alitĂ© avec une grande volontĂ© tu souris toujours Ă  la vie tu nous donnes des leçons du courage tu rĂ©sistes sur ta terre Dans tes yeux je vois la lumiĂšre. Tu sacrifies pour ta cause ton cƓur est grand comme l'arbre ton ciel est si bleu, si beau et ta lune est pleine de lumiĂšres dans tes yeux je dĂ©couvre l'amour. Tes yeux racontent une histoire tes yeux sont pleins d'espoir tes yeux sont grands comme la Palestine je vois la Palestine dans tes yeux je vois la paix dans tes yeux tu es la Palestine et tu t'appelles Falestine-Palestine La traduction de Rampampam de Minelli est disponible en bas de page juste aprĂšs les paroles originales You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see the satisfaction in your eyes... RamPamPam I loved you and I trusted you so well so why, oh why, oh why? You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see satisfaction in your eyes... RamPamPam I'm lookin' at you and I'm asking why, oh why, oh why, oh why Baby, I see what's on your mind - I see, you try to find another lie - For me, and when I ask about it When I ask you're hiding from me Confusing thoughts and mystery - I see, our love was just a fantasy - For me, you played me like nobody When you were everything for me You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see the satisfaction in your eyes... RamPamPam I loved you and I trusted you so well so why, oh why, oh why? You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see satisfaction in your eyes... RamPamPam I'm lookin' at you and I'm asking why, oh why, oh why, oh why Another face, no sympathy - From me You turned me into your enemy - I see, don't wanna talk about it Cause I don't have no reason to believe you Confusing thoughts and mystery - I see, our love was just a fantasy - For me, you played me like nobody When you were everything for me You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see the satisfaction in your eyes... RamPamPam I loved you and I trusted you so well so why, oh why, oh why? You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see satisfaction in your eyes... RamPamPam I'm lookin' at you and I'm asking why, oh why, oh why, oh why My soul is hollow I know what you're hiding from me, nd maybe tomorrow I'll see what you want me to see T I oh, T I oh You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see the satisfaction in your eyes... RamPamPam I loved you and I trusted you so well so why, oh why, oh why? You shot me so damn well... RamPamPam You shot me then you got me nd I'm like damn... RamPamPam I see satisfaction in your eyes... RamPamPam I'm lookin' at you and I'm asking why, oh why, oh why, oh why Traduction Rampampam - Minelli Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je t'aimais et je te faisais confiance, alors pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi ? Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je te regarde et je me demande pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi... BĂ©bĂ©, je vois ce que tu as en tĂȘte - Je vois, tu essaies de trouver un autre mensonge - pour moi, et quand je te le demande Quand je demande, tu me fuis PensĂ©es confuses et mystĂšre - Je vois, notre amour n'Ă©tait qu'un fantasme - Pour moi, tu t'es jouĂ© de moi comme personne Quand t'Ă©tais tout pour moi Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je t'aimais et je te faisais confiance, alors pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi ? Tu m'as si bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je te regarde et je te demande pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi Un autre visage, pas de sympathie - De ma part Tu as fait de moi ton ennemi - Je vois, je ne veux pas en parler Parce que je n'ai aucune raison de te croire PensĂ©es confuses et mystĂšre - Je vois, Notre amour Ă©tait juste un fantasme - Pour moi, tu t’es jouĂ© de moi comme personne Quand t'Ă©tais tout pour moi Tu m'as si bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je t'aimais et je te faisais confiance, alors pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi ? Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je te regarde et je me demande pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi Mon Ăąme est vide Je sais ce que tu me caches, et peut-ĂȘtre que demain Je verrai ce que tu veux que je voie T I oh, T I oh Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu, et je suis comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je t'aimais et je te faisais confiance, alors pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi ? Tu m'as bien tirĂ© dessus... RamPamPam Tu m'as tirĂ© dessus, puis tu m'as eu et j'Ă©tais comme... RamPamPam Je vois la satisfaction dans tes yeux... RamPamPam Je te regarde et je me demande pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi, oh pourquoi Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la SociĂ©tĂ© des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM

je vois la satisfaction dans tes yeux